21 mai 2016

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Affaire du CET Sidi Boudrahem : Le TAJ d’Amar Ghoul s’en mêle

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13082129_1739495022962139_1351552365_nInquiet de la situation écologique qui prévaut dans la ville de Béjaïa, qui croule sous le poids des ordures et des déchets à la suite de la fermeture du CET Sidi Boudrahem par les citoyens de la commune d’Oued Ghir, le parti Tadjamouâ Amel Jazayer, (Rassemblement Espoir d’Algérie), appelle les parties concernées à laisser de côté leurs convergences politiques pour chercher une solution urgente et appropriée à ce problème.

L’inquiétude du TAJ de Béjaïa est accrue d’autant plus que la saison estivale, une période où la capitale des Hammadites est prise d’assaut par des milliers d’estivants, approche. «La situation n’est plus supportable. Béjaïa étouffe sous le poids des déchets ménagers. Depuis la fermeture de la décharge de Boulimat et la controverse autour du centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Boudrahem, et à l’approche du mois sacré et de la saison estivale, la situation peut compliquer pour constituer un risque majeur pour la santé publique», s’est alarmé le TAJ de Béjaïa dans une déclaration rendue publique et qui nous a été transmise.

Pour le parti d’Amar Ghoul, une solution est probable pourvu que les parties impliquées dans cette affaire aient les mêmes sentiments et la même vision pour épargner à la ville de Béjaïa une saison estivale «catastrophique». «Conscient de la gravité de la situation, le TAJ de Béjaïa demande aux parties concernées (assemblées élues et administration) de mettre de côté les différents politiques et concentrer leurs efforts sur la problématique, afin de trouver la solution la plus indiquée pour éviter à la ville de Béjaïa un destin catastrophique et peu enviable», lit-t-on dans la déclaration signée par le bureau de Béjaïa du TAJ. Pour le parti d’Amar Ghoul qui appelle au sens de la responsabilité, l’intérêt général doit primer, surtout que la situation est d’autant plus grave. «L’heure est grave. La responsabilité est partagée. L’action doit être concertée pour l’intérêt de tout le monde», a-t-on affirmé. Pour rappel, des habitants du village Hellil, relevant de la commune d’Oued Ghir, avaient procédé, il y a un peu plus de trois semaines, à la fermeture du CET Sidi Boudrahem pour protester contre les odeurs nauséabondes qui s’y dégagent, empoisonnant leur vie, et le déversement dans la nature des lixiviats, s’échappant dudit équipement. Ce CET a été mis en service, en août dernier, après la fermeture de la décharge de Boulimat, sise sur la côte Ouest de la ville de Béjaïa. Non équipé d’une station de traitement des lixiviats et autres commodités nécessaires à son fonctionnement, ce CET a fait objet de la contestation des citoyens d’Oued Ghir, lesquels réclament sa fermeture définitive et sa délocalisation vers un autre endroit.

Dernièrement, une commission du ministère de l’Environnement s’est rendue sur le site dudit CET pour l’inspecter. L’on n’ignore pour l’instant qu’elles sont les mesures et les décisions prises par le ministère de l’Environnement et les responsables locaux du secteur à propos de ce CET.

Boualem Slimani

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