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Akfadou convoque l’Histoire « La Soummam, 60 ans après »

C’est aujourd’hui que va s’ouvrir à Akfadou, une commune révolutionnaire, le premier Colloque international sous le thème «Les assises de la Soummam, 60 ans après, quelles leçons?».

Cette manifestation qui s’étalera sur deux jours verra la participation de plusieurs personnalités nationales et étrangères. Organisé par la commune d’Akfadou en partenariat avec l’Assemblée de wilaya de Béjaïa, le Forsem de Lyon (Forum de solidarité euroméditerranéenne) et Med Action d’Akbou, ce colloque réunira deux jours durant des chercheurs en histoire, des témoins, des acteurs qui ont pris part au congrès de la Soummam le 20 Août 1956. Il s’agit pour les initiateurs de cette manifestation d’éclairer à travers un débat tous les points sombres en relation avec cette date phare de l’histoire récente de l’Algérie. Gilbert Meynier, Gilles Manceron, Dalila Aït Djoudi, docteur en histoire militaire et études de défense, Ali Guenoun, docteur en histoire, ainsi que Hamou Amirouche de l’université de San Diego sont autant historiens qui ont répondu présents à ce rendez-vous.

L’ouverture et introduction générale du colloque sera assurée aujourd’hui par Dalila Aït El Djoudi et Tahar Khalfoune. Ali Rabahi, président de l’Assemblée de la wilaya de Béjaïa, Mehenni Haddadou, maire de la commune d’Akfadou et Zahir Harir, président du Forum de solidarité euroméditerranéenne (Forsem Lyon), interviendront dans des allocutions pour laisser place ensuite aux témoignages d’anciens combattants de l’ALN. Dans l’après-midi, le contexte politique du congrès sera abordé par Gilbert Meynier (professeur émérite, université de Nancy II) sous le thème «Algérie 1956: enterrement du politique et paroxysme de la violence». Belaïd Abane (politologue et professeur des universités en médecine, Paris), lui succèdera dans une autre conférence avec pour thème «la primauté soummamienne du politique sur le militaire: d’Ifri au Caire, une vie éphémère». Gilles Manceron (historien, responsable du groupe de travail «Mémoire, histoire, archives» de la Ligue française des droits de l’homme, Paris) développera une autre thématique portant sur «Conceptions, définitions, débats sur la nation algérienne en France et en Algérie durant la période coloniale et la guerre d’indépendance». Tahar Khalfoune (universitaire IUT Lyon 2, docteur en droit public) clôturera la première journée sur «L’impact de l’histoire commune sur la construction des deux pays».

Le deuxième jour verra Jean-Charles Jauffret (professeur émérite, IEP Aix-en-Provence) donner une conférence sur «Les appelés français en guerre d’Algérie en 1956». Dalila Aït El Djoudi (docteur en histoire militaire et études de défense, enseignante à Toulon) parlera de «L’Armée de Libération nationale algérienne et ses transformations politico-administratives après le congrès de la Soummam». Hamou Amirouche (université San Diego, Californie), Abane et Ali Guenoun, (docteur en histoire) axeront leurs interventions respectivment sur «Rassembleur et artisan du congrès de la Soummam», «Les cadres de la Wilaya III historique et la direction de la guerre après le congrès de la Soummam».

Le colloque s’achèvera par des visites guidées au musée de la Soummam à Ifri et l’ancien quartier général du colonel Amirouche, Wilaya III historique à Akfadou. A signaler également une autre manifestation, formative celle-ci, qui s’est achevée hier au chef-lieu de la commune d’Akfadou. Durant deux jours, la bibliothèque communale d’Akfadou a abrité un séminaire de formation sur le thème «Les enjeux du moment de l’entrepreneuriat social». Organisé par l’association «Projets pour l’emploi», une association communale, présidée par Mohand Hadadou, avec le soutien financier de la fondation Konrad Adenauer, l’agence de communication Comet info et la municipalité d’Akfadou, ce rendez-vous a regroupé une trentaine de personnes essentiellement des jeunes étudiants, des nouveaux diplômés de la commune d’Akfadou, ainsi que des membres d’associations partenaires de PPE. Durant ces deux jours de formation, Mlle Bouazza Chahinaz et Mlle Belhaddad Zina Asma ont centré leurs interventions sur les techniques et les méthodes à suivre pour mener à bien un projet (entrepreneuriat social). Il a été question aussi de la façon dont on peut soutenir et donner utilité à tout projet. Les deux jours de formation ont permis aux participants d’avoir plus de visibilité sur l’entrepreneuriat social. Les travaux de ce séminaire ont débouché dans un premier temps sur le lancement d’un projet dans le domaine, à savoir une école de formation et de soutien pour les élèves du primaire, collège et lycée.

Arezki Slimani / L’expression