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Akfadou: Le chanteur Smail Urufal ,une étoile montante sur les traces de Youcef Abjaoui

Il est l’enfant de l’Akfadou, entre ses crêtes émerge Smaïl Urufal, Meksaoui, chanteur sentimental très romantique dans ses poèmes, d’une très belle mythrique, seul le rythme provoque le côté poétique et transforme le cuivre en or, la parole en verbe.

Smail Urufal, Meksaoui, un natif de 1973, un chanteur à la voix de rossignol, qui chante pour se défouler, pour s’exprimer et pour qu’il soit entendu et compris . C’était cet enfant de dix ans qui se passionnait déjà pour la musique et il se souvient de la voix de sa mère interprétant ses “Achouik” chantant la vie et la dureté de ses conditions , la joie et la tristesse, comme il suscitait déjà l’enthousiasme de ses enseignants et ses camarades d’école avec sa belle voix puis il était cet adolescents qui savourait les chansons du grand Slimane Azem, Amar Koubi , le cheikh Nordine et toutes ces tendres voix qui ont bercé et ont tant ensorcelé la jeunesse kabyle des années 90. Ses débuts remontent à l’année 1996, en interprétant ses premières chansons, traitant ce sujet tant chanté par d’autres, l’amour dans son bien et son mal, son premier album s’intitulait “Attendemedh”, (, une année plus tard, il a chanté la JSMB, l’idole des jeunes Bougiotes et on cite une dizaine d’albums jusqu’à son dernier “Tharwa” sorti cette année.

Smail, parolier et compositeur de ces chansons , ses sujets sont d’ordre sentimental se rapportant à sa tendre voix, dont les cordes exprimant le poids des mots choisis, De la même force, il a chanté le bonheur et le malheur l’amour et les maux de la société, les tracas de la vie, les problèmes du pays. Le mélange du Chaâbi, de l’oriental, du folklorique a fait son genre de musique, où le ton mélancolique domine, et il garde le verbe percutant tant la sagesse dans la réflexion marque ses textes. Faisant appel à des termes, des proverbes et des maximes anciens, puisés de fond du patrimoine.

Il s’agit d’un artiste autodidacte, malgré le manque de moyens, d’instruments et d’écoles spécialisées pour la formation, sans perdre de vue le manque d’encouragements et de motivation, il n’a pourtant pas boudé les Médias ni a fui les projecteurs mais comme tout autre chanteur qui n’a pas encore su arriver à son public dans un pays où la loi du plus fort prime, un pays où la chance donnée n’est que très minime puisque le favoritisme bat son record, tout de même il tient et s’attache à son art de poète.

Karim Tazouyart est l’un de ses idoles dont il est très influencé, comme il est son premier maître l’enfant de sa région en l’occurrence Youcef ABDJAOUI de qui s’inspire le genre ainsi que la sagesse et l la grandeur dans l’interprétation de la chanson algérienne d’expression kabyle.

Wahiba Arbouche Messaci/BéjaiaNews