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Aokas exige le départ du système et dit halte à l’acharnement policier contre ses enfants

Quelques jours après la grande marche de la population d’Aokas contre l’acharnement que subissent certains de leurs camarades qui se sont vus convoqués par la police dans le cadre de l’affaire du célibatorium de police. Plusieurs  convocations de police sont parvenues à d’autres membres du collectif des associations d’Aokas.

Ils étaient des dizaines à se rassembler à la place Katia Bengana pour dénoncer un acharnement caractérisé des services de police contres quelques animateurs du mouvement associatif à Aokas. Des convocations de police sommant les intéressés à se rendre au commissariat central de Béjaia pour répondre à des questions sur l’affaire relevant de la construction du célibatorium de police.

En effet, le projet du célibatorium a reçu un niet catégorique de la part de la population qui s’est mobilisée pour s’opposer à se qui s’apparente à une accaparation d’un bien public octroyé en sous main dans un flou total. D’autant plus que la région est en proie à une ‘militarisation’ forcenée avec l’implantation de divers organismes de sécurité (gendarmerie, CRS, police…).C’est donc en toute logique que la population y voit d’un mauvais œil un énième centre pour la police alors que la commune souffre presque de toutes les commodités nécessaires pour ses habitants.

Après la mobilisation de la population dans une action de protestation, portée par le collectif des associations d’Aokas, des plaintes ont été déposées à l’encontre des animateurs du collectif à savoir : Touati Lyes, Djabri Lkheyer, Djamel Ikni, Latiki Rabeh, Haddad Achour, Nadir Amari, Khelfaoui Nassim, Semmache Nordine et Mouzaoui Abdelkader. C’est donc pour dénoncer cet acharnement policier contre leurs camarades que des dizaines de citoyens se sont donnés rendez vous aujourd’hui à 17H pour exiger le retrait immédiat des plaintes et réitérer leur engagement contre la construction du célibatorium.

Des mots d’ordre antisystème ont aussi été déployés tout en dénonçant la répression qu’ont subi les étudiants hier et les syndicalistes e de la Confédération des Syndicats d’Algérie (CSA) aujourd’hui. Les protestataires articulent ainsi dialectiquement l’action locale et la vision globale du fait politique.

Le ton est donné pour l’auto-organisation à la base autour de comités de quartiers et des secteurs de travail pour donner un saut qualitatif au mouvement populaire en cours.

Adlène Belhmer./ BéjaiaNews