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Grève de cinq jours à Béjaia : Le mot d’ordre commence à gagner le terrain

Les partis, associations et syndicats, hésitent encore à apporter soutien et adhérer à l’appel de la grève de cinq jours lancé sur les réseaux sociaux, même si les mots d’ordre de l’action font consensus « Même si nous soutenons les principaux mots d’ordre, mais l’appel reste anonyme, néanmoins, nous attendons le premier jour de l’action pour s’exprimer à travers une déclaration », nous déclare un syndicaliste.

A Béjaia, des commerçants expriment publiquement leur adhésion à cette action, en annonçant à leur clientèle, par l’affichage, que leurs établissements seront fermés durant les jours de grève. La supérette du carrefour CNS de Naceria à Béjaia, est le premier établissement commercial à avoir prévenu sa clientèle, suivi par d’autres commerçants sur le territoire de la wilaya de Béjaia. « Trouvez vous normal que l’importateur prend impunément une marge bénéficiaire excessive, sans qu’il soit inquiété, alors que les petits commerçants, ne cessent d’être harcelé par les services de contrôle, par des verbalisations, durant toute l’année» s’interroge un commerçant qui adhère au mot d’ordre de la grève.

L’engouement de la population, enregistré au niveau des magasins, pompes à essence, … pour s’approvisionner afin de prendre leurs précautions, à la veille de la grève, nous renseigne bien sur le mot d’ordre, qui commence à gagner de terrain « Moi, je m’approvisionne pour être tranquille et m’épargner des pénuries éventuelles, lors des journées de grève » nous déclare un citoyen, que nous avons surpris s’approvisionner ,dans un magasin d’alimentation générale.

Les citoyens commencent à s’impliquer pour la réussite de cette action, des appels ont été distribué anonymement, par peur de représailles, dans différentes localités de la wilaya de Béjaia, appelant à grever et rester à la maison, pour dire non à l’enfer, que réserve la loi de finances 2017 au petit peuple. Un jeune étudiant trouvé en pleine compagne de sensibilisation pour la grève du 2 Janvier 2017 avoue« Je n’ai pas peur des représailles, j’exerce mon droit de citoyenneté, ……ceux qui ont adopté cette loi, n’ont aucunement consulté le petit peuple, j’assume pleinement mon activisme ».

Les transporteurs, dans leur majorité, préfèrent rester à la maison, durant les jours de grève « Moi, je préfère, rester à la maison, que de prendre le risque de mon bus et l’exposer à l’endommagement de la colère des citoyens, c’est mon gain pain, je ne dois pas m’aventurier » nous déclare un propriétaire d’un bus de transports.

Adel Nazim / BejaiaNews