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Béjaia : Injustice et tyrannie à la filiale de Cevital « Numilog »

Les chauffeurs de Numilog à Béjaia, une filiale de transport de CEVITAL, reprennent leur grève, dès la matinée de dimanche contre les mêmes adversaires, leurs responsables immédiats. Ces chauffeurs, rappelle-t-on, avaient déjà marqué un arrêt de travail de plus d’une quinzaine de jours, le mois d’août passé pour, entre autres, les mêmes soucis qui ne font que s’empirer d’un mois à l’autre.

Ces hommes persistent dans leurs dénonciations de toute forme de mépris, de maltraitance et de dépassements verbaux qu’ils subissent quotidiennement, ils se sentent lésés sans que leur DG, Mr Issaad Rabrab, le sache, ils espèrent de ce fait, être écoutés par ce dernier car il s’avère être leur dernière issue. Ils demandent que la justice soit rétablie entre eux et leurs collègues de la même entreprise implantée en Oranie ainsi qu’à Bouira qui se révèlent être mieux rémunérés, plus considérés et plus gâtés par l’employeur, ils avouent qu’ils sont seuls à subir la pression et la tyrannie dans leur travail. Très coléreux étaient-ils, s’exprimant en chœur, pour se vider et se confier à nous, lorsqu’on a été sur les lieux, ils criaient l’injustice, le mépris de leurs supérieurs de l’entreprise Numilog. Critiquant ainsi leurs interminables courses sans que ces derniers ne se soucient de leur santé ni des dangers que cela pourrait engendrer, ils doivent être collés, sans trêve, au volant, jour nuit, lorsqu’ils se déplacent à Oran, en faisant 13h de route et une fois arrivés, ils doivent attendre leurs rôles pour une durée dépassant dix heures, impayées, devant la porte de l’usine en sachant qu’ils sont payés au km ! puis, ils sont tenus de rentrer à temps quel que soit l’état des routes, le climat ou autres imprévus, l’heure de leur arrivée est calculée ainsi que fixée au détriment de leur repos physique et moral et de leurs vies qui s’avèrent sans valeur aucune. Ces grévistes jugent qu’ils n’ont aucune vie de famille, ils n’ont aucun moment de répit et ils qualifient leur vécu de véritable servitude face aux minables salaires qu’ils perçoivent. Ils sont, ainsi, déterminés à aller jusqu’au bout pour protéger leurs droits et se destiner à leur premier responsable et ils ne cessent de confirmer que leurs responsables agissent dans le sens négatif de l’accomplissement d’un bon travail et contribuent à la destruction de l’entreprise tel le cas de chaque infrastructure rentable implantée à Bejaia. Ces transporteurs soulèvent d’autres contraintes, en citant le cas de quelques uns de leurs collègues sous contrat à durée déterminée, qui n’ont toujours pas signé leur fin de service ni leur renouvellement de contrat qui a atteint son échéance le 12 septembre passé mais qui exercent leur travail sans aucune assurance ni couverture de la part de ces nuisibles responsables. Ils étaient très abattus, lorsqu’ils évoquaient l’incident vécu, avant-hier soir, sur les lieux de grève, quand leur responsable, nommé Chérif Amari, s’était présenté avec l’huissier de justice, en durcissant le ton, afin de leur annoncer la résiliation de leurs (65) contrats de travail sans qu’il essaie ni de comprendre ou de les écouter, ni de remettre leur affaire à leur premier responsable et DG Mr Rabrab. Un homme d’un certain âge nous a avoué, tout confiant, que leur DG ne renoncera jamais à eux car il sait bien qu’il est tant soutenu par eux et ils reconnaissent en effet, qu’ils n’ont absolument rien contre ce dernier qu’ils respectent énormément et qu’ils continueront à soutenir jusqu’à ce que, ce géant “ kabyle” de l’industrie, retrouve sa quiétude au sein de la wilaya de Bejaia.

Les chauffeurs grévistes considèrent que leurs revendications, en fin de compte, restent ordinaires et tout a fait usuelles puisqu’elles ne s’articulent qu’autour de leurs propres droits, les droits de chaque fonctionnaire qui court derrière son gagne-pain, en tant qu’être humain méritant tout respect, toute considération et toute vie décente digne de chaque fonctionnaire menant un tel pénible rythme de vie et puis ne dit-on pas que toute peine mérite salaire ?

 Wahiba Arbouche Messaci/BéjaiaNews