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Béjaia : Jonction des luttes sous le slogan « Système dégage »

C’est suite à l’appel de l’intersyndicale du secteur de l’éducation nationale de Bejaia, tous corps confondus, qu’a eu lieu aujourd’hui une marche ayant rassemblé des milliers de travailleurs du secteur venus scandé leur appartenance au peuple et exigeant le départ du système.

Après les marches des avocats, celle de l’université (enseignants et étudiants) et celle des praticiens de la santé publique, le tour fut donc celui des enseignants de l’éducation nationale et de l’ensemble des travailleurs du secteur de venir boucher l’artère principale de la rue de la Liberté rassemblant les différentes administrations. Les messages portés par les différentes franges sont unanimes, les départ de tout le régime est exigé sans concession aucune.

À quelques encablures du début de la marche, celle-ci fut rejointe par les travailleurs de la SONELGAZ, de la BMT (Bejaia Mediterrannean Terminal), de l’EPB (Entreprise Portuaire de Bejaia) et ERENAV (réparation navale), intégrant la manifestation en portant haut leurs bannières et slogans. Un des travailleurs de l’EPB nous confie être en grève depuis dimanche dernier, début de la désobéissance civile, les trois dernières entreprises opérant à l’intérieur du port, l’ouvrier nous affirme : « aucune activité au port de Bejaia, il est complètement paralysé », et rajoute : « nous voulons que ce système dégage. ».

Lyes Touati, un militant du PST (Parti Socialiste des Travailleurs) marchant aux côtés des ouvriers réaffirme : « tous les secteurs ouvriers sont dans la rue et les militants du PST sont toujours du côté des couches les plus défavorisées, nous sommes contre les libéraux contraignant leurs travailleurs à reprendre leurs postes, à l’exemple du groupe Cevital. ». Il relève aussi que la seule opposition représentant le peuple en révolte est celle qui se trouve dans la rue et non celle des « Hôtels chics ».

Quant aux représentants des syndicats de l’éducation, les mots d’ordre donnés restent es mêmes, à savoir « système dégage ». Yahia Goudjil, coordinateur du CELA est même revenu sur les manières avec lesquelles le régime au gouvernement a réussi à « précariser » tous les secteurs, de celui de la santé à celui de l’éducation, il est alors temps, précise-t-il, de faire table rase de ce système et que le pouvoir émerge du peuple.

Slimane Zenati, coordinateur du CNAPESTE, estime que la marche d’aujourd’hui est une réponse massive des travailleurs de l’éducation à ce système, « Système dégage » s’écrie-t-il, « nous voulons une deuxième république dans une Algérie sociale. ».

Boualem Amoura, résume le mouvement en une phrase : « ce système est à la base de tous les maux, nous provoquerons son départ. »

Les manifestants, à la fin de leur marche, se sont tous donné rendez-vous pour ce vendredi 15 mars qui promet d’être historique.

HANNAT Hanafi./ BéjaiaNews