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Bejaia: L’art au coeur de la révolution du sourire

Comme chaque mardi dans l’ après-midi ,  sont nombreux les visiteurs qui se rendent à la place  Lumumba en ville de Béjaïa, afin de découvrir une nouvelle formule du festival des Arts dans la rue,  un musée à ciel ouvert, où se côtoient artistes peintres, sculpteurs, plasticiens, photographes, musiciens et artisans d’art en tous genres, reste de mise.

Cet art urbain, de l’anglais « street art » est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d’art réalisées dans la rue, ou dans des endroits publics, et englobe diverses techniques telles que le  déplacement de l’équipe de l’art dans la rue, avec leurs différents ateliers.

Il  est caractérisé notamment par sa pluridisciplinarité évidemment un spectacle de rue qui  peut allier théâtre, musique, cirque, danse, opéra, arts plastiques, etc. Et comporte le plus souvent une dimension politique, au sens premier du mot puisqu’il se veut d’abord une forme de soutien au mouvement populaire  « le Hirak » d’après le comité initiateur 

L’activité consacrée aux enfants reste la plus réussie, « l’Enfance de  l’art », c’est laisser les enfants s’exprimer tel qu’ils veulent et tel qu’ils savent même avec peu de moyens, ça leur permet de s’épanouir dans la rue dorénavant, dans le socle social,  et développer ainsi des liens solides instructifs interactifs avec la rue ainsi rompre avec ces anciennes idées qui font de la rue le lieu de débauche.

Le  public retrouve, donc, bien évidemment les traditionnels ateliers créatifs proposés par ces petits bambins , que ce soit du modelage, du maquillage, de la peinture  ou des photos, de chant et de danse

À noter que l’élargissement du  terrain d’investissement et l’organisation des activités dans des quartiers populaires et aller vers  les villages des différentes communes de la wilaya reste le but souligné par le comité  initiateur c’est pourquoi il  lance son appel aux différentes associations et aux comités des citoyens et à ceux des villages pour venir  collaborer pour l’installation de l’activité « L’art dans la rue  » dans leurs villages, dans le but de faire participer tous les citoyens à la contestation populaire et pour  susciter l’intérêt des jeunes à l’art.

L’objectif souligné c’est surtout l’utilisation de l’art comme moyen de revendication car la situation actuelle a réveillé les consciences et à ouvert les yeux sur beaucoup de réalités amères.

Quant à la création de ce  comité,
« Né  lors d’une  réunion d’artistes, rassemblés par le Café littéraire dans  le sillage du mouvement populaire, et d’où l’on est sortis avec l’idée  de devoir donner à la «révolution de la rue» la touche artistique qui lui manque. Ainsi, la révolution se doit d’être aussi celle des arts et  des artistes, chacun dans sa discipline. Un groupe restreint de comédiens de théâtre, photographes, musiciens, peintres et tout simplement des amoureux des arts, conjuguent leurs efforts depuis le 17  mars pour contribuer à porter, à leur façon, la revendication nationale du changement du système. ». Déclare-un membre de ce  même comité.

L’artiste alors,  dans son art doit respirer l’air artistique dans sa totale  liberté, ce festival constitue pour lui l’un des moyens qui pourraient briser les chaînes, les libertés doivent être  exprimées et réalisées dans une nouvelle Algérie épanouie loin de cette mentalité rétrograde ou chargée de superstitions  qui estompe son développement.

« L’art est là, à nous de  le rappeler  »  exprimer son art, se donner le libre cours à ses inspirations, à son côté créatif, rencontrer des gens, distraire  les enfants et aussi les adultes.

Et assister à ce genre de festival c’est rester émerveillé  devant de belles créations, c’ est la mise  en valeur de belles   œuvres , c’est également crier, sauter, danser chanter et tout ce qui mene vers le  défoulement , façon de se débarrasser d’un obstacle psychologique. Ce genre d’art nous libère  totalement de toute contrainte intérieure qui nous empêche d’évoluer sainement dans un endroit  sain  .

Wahiba Arbouche Messaci /BéjaiaNews