Accueil / Actualités / BEJAIA : L’écrivaine Nadia Agsous sera l’hôte des cafés littéraires ce week-end au Sahel

BEJAIA : L’écrivaine Nadia Agsous sera l’hôte des cafés littéraires ce week-end au Sahel

Nadia Agsous animera Vendredi 21 à Bordj Mira et Samedi 22 à Tichy deux conférences intitulée :
De l’invisibilité à la visibilité de la «moitié du peuple algérien» Les femmes et leur rôle dans la lutte de libération nationale algérienne (1956/1962) selon Danièle Djamila Amrane Minne

Nadia Agsous est journaliste, chroniqueuse littéraire, écrivaine, chargée de communication dans une collectivité territoriale en région parisienne et modératrice. journaliste  dans la presse écrite, dans le supplément culturel, « Arts et lettres » (El watan) et dans la presse numérique notamment dans « La cause littéraire ». Elle a publié deux livres. En 2012, « Réminiscences », un texte en vers et en prose, agrémenté des mains dessinées par Hamsi Boubekeur, aux éditions Marsa. En 2014, « Des Hommes et leurs Mondes. Entretiens avec Smaïn Laacher, sociologue », aux éditions Dalimen. Un récit de fiction agrémenté de photos d’Armand Vial est en cours d’édition.

L’invitée des cafés littéraires au Sahel aura à affronter un public très connu pour son attachement à la littérature et son esprit critique, ouvert à toutes les thématiques sensibles. Le contenu donnera un aperçu de l’ouvrage de Danièle Djamila Amrane Minne. Elle mettra en lumière des points clés de cet ouvrage qui vient combler un vide dans l’historiographie nationale algérienne qui a exclu les femmes qui ont participé à libération de l’Algérie du joug colonial, du champ de la connaissance et de la mémoire collective officielle.

L’objectif est aussi de mettre à l’honneur ce livre pionnier et d’inciter chacun et chacune de nous à le lire. Danièle Djamila Amrane Minne qui était elle-même militante a fourni, en tant que chercheure, un véritable « effort soutenu d’objectivité scientifique ». Et comme le dit à juste titre, Claude Liauzu, historien français, spécialiste de l’histoire de la colonisation, « Il fallait sans doute l’alliage de l’engagement militant et de la rigueur du métier d’historienne chez Danièle Djamila Amrane Minne pour rendre justice à cette « moitié oubliée du peuple algérien ».

Au-delà de découvrir ce livre pionnier, l’idée est de rendre hommage à cette femme qui, grâce à son livre, a donné à des générations une vision concrète et réelle de ce que fut le quotidien des femmes dans la guerre; ces femmes qui, à l’indépendance ont été reléguées dans la sphère du privé et ramenées à leur rôle traditionnel; ces mêmes femmes qui, des années plus tard, allaient voir leur vie et leur destin, scellés par un texte juridique qui les enfermait et continue à les enfermer dans une identité de procuration (filles de, mères de, épouses de …); le Code de la famille qui, à ce jour, est en vigueur malgré les changements profonds dans les rapports hommes/femmes et dans le rôle des femmes dans la société algérienne.