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Béjaia : Les enseignants exigent le départ de certains responsables de la DE

Les travailleurs de l’éducation, affiliés au syndicat répondant aux initiales CNAPEST, ont tenu un rassemblement devant le siège de la Direction Nationale de l’Éducation de Béjaïa, dans la matinée d’aujourd’hui, lundi 27 novembre.

Multiples sont leurs revendications qui s’avèrent remonter à loin et restent suspendues à cause du mutisme de la tutelle devant des situations confuses. Leur plate-forme de revendications a déjà été déposée au niveau de la DE, pour un préavis de grève illimitée, ces éducateurs dénoncent la non régularisation de plusieurs situations administratives et financières restées en suspens depuis plusieurs années (rappels d’échelons depuis 2015- régularisation des stagiaires et contractuels depuis 2016, régularisation des entrés de wilaya, Les avancements d’échelons sont bloqués: la commission paritaire n’a pas siégé depuis presque 2 ans, ceux qui ont eu des promotions à la catégorie 14 ou 16 n’ont toujours pas été régularisés, pour certains, voire même depuis 2015!) c’est pour cela qu’ils tiennent vivement à mettre en exergue l’anarchie qui règne dans la gestion de certains responsables dans la DE, concernant les trois paliers, notamment le moyen, ce qui les conduit à exiger le départ immédiat de ces derniers, ces responsables, dont il est question, exercent leur pouvoir sur les fonctionnaires en les manipulant pour qu’ils les soutiennent si la décision du Directeur de l‘Éducation sera pour leur départ, c’est la loi de la jungle qui prime dans cette institution censée porter les deux noms à savoir l’éducation et l’enseignement ! Selon les enseignants grévistes, l’un de ces responsables s’amuse à destiner la même affectation à plusieurs enseignants à la même période, l’autre se contente de tout changer et de tout chambouler concernant les états et les situations des enseignants après chaque décision de la commission paritaire, ils signalent aussi que presque aucun enseignant ne possède un dossier complet: des pièces importantes manquantes, des falsifications, des incorrections des contradictions etc, et à chaque fois que la circonstance les obligent à demander un document quelconque, ils se vouent aux courses insensées et interminables. Selon eux, chaque enseignant osant prendre un congé ou subissant un accident ou rentrant ou sortant d’une autre wilaya, ne perçoit son salaire qu’après une période pouvant atteindre jusqu’à deux à trois ans sans compter les aller-retour qu’il doit effectuer tout en étant ignoré et non écouté. De par le noble métier qu’ils exercent, et la place de prophète qui leur est réservée, d’après le poète arabe, nos éducateurs dénoncent le manque de respect qu’ils encaissent, l’humiliation qu’ils reçoivent, le mauvais accueil au niveau de la DE sans parler du laisser-aller, de la fermeture permanente des bureaux et de tout acte qui porte atteinte à leur statut. Très abattus étaient-ils, ces parents spirituels en prenant la décision sans retour d’entamer une grève illimitée tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites et que les responsables signalés demeurent à leurs postes.

Un autre rassemblement est programmé pour ce mercredi 29 novembre dans le même endroit tout en prenant la décision de franchir l’enceinte de la DE, selon ces “cnapestistes”, car lorsque les négociations et les comportements civiques débouchent sur des impasses, faire preuve de force s’avère le seul moyen qui leur reste.

Wahiba Arbouche Messaci/BéjaiaNews