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Béjaïa : les rencontres cinématographiques dans la 16ème édition

     Les Rencontres Cinématographiques de Béjaïa, (RCB) dans la 16ème édition qui auront lieu du 1er au 06 septembre prochain, à la cinémathèque de Bejaia. 

          l’association Project’heurts met à l’honneur le cinéma dans une sélection de longs et de  courts métrages répartis en plusieurs séances dans la journée pendant les six jours que durent ces rencontres.

        L’ouverture se fera le premier septembre à 20h, avec “wanas”, un court métrage égyptien de 23mn, de Ahmed Nader où le réalisateur expose la vie morose d’un vieux couple vivant seuls dans leur appartement, recherchant une compagnie ou un évènement pour pouvoir briser la monotonie qui les étrangle.

       Quant au lendemain dans la séance de 14h,« Les figues en Avril » de Nadir DENDOUNE, un documentaire de 58 mn où le réalisateur, journaliste et écrivain, filmait sa mère, Messaouda Dendoune, une vieille dame de 82 ans, on la découvre au quotidien dans son deux-pièces de l’Ile Saint Denis, France, une Kabyle immigrée et raconte avec fierté sa France des quartiers populaires et le devenir de ses enfants et toute la jeunesse d’une paysanne vécue en France…

        A 20h, l’enchaînement se fera avec le long métrage de 3h45mn, intitulé « L’héroïque Land » de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval, le thème portera sur la Jungle de Calais est une ville naissante en pleine croissance où vivent près de 12 000 personnes qui sera entièrement détruite. Les habitants expulsés déplacent alors leurs maisons vers la zone Nord, même détruite, la jungle renaît toujours de ses cendres…..

       Le lundi, à 14h, pendant 11mn seulement, le court métrage sous le nom de « Toprak » de Onur Yagiz puis « Fortuna » de Germinal Roaux directement « Fleur de Cactus » de Hala Elkoussy à 17h de la même journée.

      « Timoura» de Azedine KASRI, Puis « Paris la blanche » de Lidia Terki, parlant d’une certaine Nour, sans nouvelle de son mari, parti travailler en France depuis quarante-huit ans – et dont le dernier passage en Algérie remonte à quatre ans – Rekia, âgée de 70 ans, quitte sa Kabylie natale pour partir à sa recherche, à Paris, une fiction de 1h23mn, sera réservée pour la fin de la soirée

       « Jusqu’à la fin des temps » Yasmine CHOUIKH, à 17h, “About the last nigh” de Mustapha Zaoui, « Occidental” De Neil BELOUFA, “Black Mamba “ de Amel Guellaty, “Calamity” de Severine De Stryker Et Maxime Feyers, “Aya” de Moufida Fedhila, “Orbite” de Rony Khoubieh, un bouquet de film pour toute la journée pour les deux séance, de ce mardi 4 septembre, la soirée la réservation sera faite pour « Les courgettes de la résistance » de : Melissa Idri, Benoit Lecaitel, Ivana Ngamou, Côme Balguirie puis pour la Bataille d’Alger, un film dans l’histoire » Malek BENSMAIL.

       Pour le lendemain, le 5 septembre, Focus AFAC à 14h et Roméo et Juliette And Roméo married Juliette de Hinde Boudjemaa qui sera suivi par « Ali the Goat and Ibrahim “ de Sherif El Bendary dans la séance de 17h, pour la soirée de la même journée, le film « Nhabek Hedi » de Mohamed Ben Attia sera au rendez-vous.

       Le dernier jour de ces rencontres cinématographiques, dès 14h, “The last day of the city” de Tamer El Said, suivi de

« Pastorales électriques » de Ivan Boccara, à 17h puis , « Fanon hier et aujourd’hui » De Hassane Mezine.

         La clôture sera honorée par « Fragments de rêves » Bahia El FEGOUN, un documentaire, projeté à la maison Diocésaine (El Biar),lieu historique, réservé aux tortures lors de la révolution, donne la parole aux personnes liées aux mouvements sociaux en Algérie depuis 2011, il croise des images d’entretiens avec des acteurs et leaders de ces mouvements et des images d’archives.

         Ces Rencontres cinématographiques font découvrir des œuvres uniques et diverses qui jettent le téléspectateur dans un vif débat, dans un partage et notamment fait renaître en lui cet amour pour le Cinéma, l’objectif de ces rencontres vise notamment la redynamisation de la scène cinématographique à Béjaïa et le renouvellement et où la création du goût de se rendre dans les salles du cinéma comme aux anciens temps.  Elles se veulent notamment un moment de distraction, de découverte, de réflexion, de débat, mais aussi de formation suscitées par des critiques faites surtout par les professionnels et aussi par les commentateurs

        Ces séances de projection et les débats qui y sont associés sont gratuits et ouverts à tous,    »   Il n’a jamais été question d’en faire un événement payant. Déjà parce que c’est une association (Project’heurts, ndlr) qui sert de socle à ces rencontres. Et puis nous souhaitons sensibiliser les Algériens au 7ème art. En les faisant payer, on risquerait de les faire fuir. »Donc le public sera le bienvenu afin de prendre part dans ces enrichissantes, récréatives et passionnantes rencontres cinématographiques.

Wahiba Arbouche Messaci /BéjaiaNews