Accueil / Actualités / Béjaia : Les routes dans un piteux état

Béjaia : Les routes dans un piteux état

Durant l’hiver, l’abondance des pluies dans cette région accentue la détérioration des chaussées. La topographie de la ville aidant, les eaux pluviales font d’énormes dégâts. On se souvient encore de la toute nouvelle trémie d’Aamriw remplie à raz-bord, suite à un orage qui a duré plusieurs heures. Les eaux ainsi tombées du ciel charrient avec elles tout ce qu’elles trouvent sur le chemin, depuis les hauteurs du Mont Gouraya jusqu’à la partie basse de la ville. Outre les troncs d’arbres qui sont entraînés vers la ville, il y a aussi les ordures ménagères, les bouteilles, les sachets en plastique, les canettes en aluminium, etc. La ville déjà connue pour son état avancé d’insalubrité, se retrouve noyée dans les eaux de pluie, car les avaloirs se bouchent facilement. Ce qui fait que ce sont les chaussées qui en pâtissent le plus subissant des dégâts assez considérables car le revêtement qui y est appliqué n’est pas en béton bitumineux. La nature, si généreuse, finit toujours par rappeler à Bejaïa sa fragilité. La protection Civile elle-même, craint les dégâts des eaux qui menacent la ville. Les routes deviennent subitement impraticables, causant des accidents et des dégâts. Ajouter à cela, cette fâcheuse manie de ne jamais terminer les travaux engagés en début d’été. Car, contrairement à la logique, Bejaïa semble se complaîre à entamer, juste au début de la saison touristique, les travaux d’AEP, de gaz et de voierie, qui nécessitent de creuser la chaussée pour faire passer les canalisations. Cette année encore, d’énormes travaux ont été engagés en début d’été sur la partie basse de la ville. Des tranchées ont été creusées à Aamriw, sur la route du Jute, le long de la route de Sétif (Triq Stif) et ailleurs encore, rendant les conditions de circulation exécrables générant des bouchons interminables sur fond de poussière et de bruits de klaxons. Plus loin encore, longeant l’entrée supérieure de l’Université Abderrahmane Mira, au niveau de Targa Ouzemmour, les travaux durent depuis trois ans, sans que les riverains ne voient le bout du tunnel. Plusieurs habitants sont ainsi empêchés d’utiliser leurs véhicules, faute de praticabilité de la chaussée. A Laazib Oumaamar, après deux années de galère, les services municipaux sont venus cette semaine reboucher quelques trous, alors qu’il aurait fallu revêtir entièrement les ruelles de ce quartier en béton bitumineux, après avoir décapé évidemment la chaussée. Il suffirait qu’il pleuve pour que le semblant de goudron soit emporté par les flots. A Ihaddaden, à Ighil Ouazzoug, à Remla, la chaussée ne semble pas être le souci des résponsables locaux. A l’approche de la saison des pluies, les habitants redoutent la détérioration des conditions de déplacements pour eux et pour leurs enfants. Car les abords des écoles et des lycées ne sont pas en reste.

N. Si Yani / DDK