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Béjaia: Un manifestant en compagnie de sa fille,brutalement interpellé par la police

A l’issue de la marche des étudiants d’aujourd’hui (mardi 18 juin), deux manifestants ont été interpellés par la police et conduits au commissariat central pour interrogatoire sans qu’aucun motif ne leur fût donné sur place.

Les faits ont eu lieu à quelques encablures de la place Saïd-Mekbel, au parking de la wilaya plus précisément, au moment où la plus part des manifestants se soient dispersés. L’un des deux manifestants, exerçant à l’université de Bejaïa, était, selon son propre témoignage, violenté en présence de sa fille de dix ans, par un policier en civil. Ce dernier aurait redoublé de brutalité s’il la dizaine de manifestants n’était intervenue suite à l’appel des deux personnes interpellées. Des renforts de policiers sont également dépêchés sur les lieux. La situation était très tendue.

Les manifestants ont exigé des policiers de fournir les raisons de l’interpellation des deux personnes concernées. Peine perdue. Une dizaine de minutes plus tard, ces dernières seront conduites au commissariat. Le groupe des manifestants s’y rendit aussi pour exiger des explications officielles sur les motifs exacts de leur interpellation et dénoncer les exactions du policier en civil. Aucune raison officielle ne leur a été donnée.
Une heure plus tard, les deux manifestants interpellés en sont ressortis après qu’ils eurent subi un interrogatoire.

Nous tenons à dénoncer sans ambages cette interpellation injustifiée et condamnons fermement l’attitude brutale du policier en civil à l’égard d’un des deux manifestants.

Au regard de ce qui venait de se passer, il est impératif de réagir publiquement face à ses atteintes graves à la dignité humaine par un corps de sécurité censé protéger le citoyen. Le policier en civil, auteur d’un acte de violence inadmissible, sur un manifestant, malade de surcroît (il a une tumeur à la gorge) devrait être poursuivi en justice.
Enfin, il y a lieu de rappeler encore et encore, l’urgence de la création d’un comité permanent de défense de manifestants, et de militants en général, victimes de harcèlements policiers ou judiciaires.

Le régime militaro-policier reste l’ennemi numéro un de toutes nos libertés

Kader Sadji/Café littéraire de Béjaïa
Mardi 18 juin