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Béjaïa : Une année après son installation, le wali évoque ses réalisations

En marge de la cérémonie d’ouverture de la rentrée des centres de formation professionnelle, qui s’est déroulée dans la matinée d’avant-hier dimanche, le wali de Béjaïa, M. Ouled Saleh Zitouni, a donné une conférence de presse durant laquelle il a présenté les principaux projets réalisés depuis son installation à la tête de la wilaya il y a une année.

Entamant son intervention par le secteur de l’éducation, il souligne que c’est la première fois depuis son existence en tant que telle que la wilaya de Bejaïa réceptionne en une seule année 13 lycées, 5 ou 6 CEM et 4 ou 5 écoles primaires. A noter cependant que ces réalisations étaient inscrites et lancées depuis de longues années. Le mérite du wali réside dans le fait qu’il ait effectué plusieurs visites de chantiers et qu’il ait sommé les entreprises réalisatrices de livrer les projets avant la présente rentrée scolaire. Pour ce qui est du transport scolaire, il indique que l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens pour assurer un ramassage scolaire correct à travers la wilaya. Ce transport est assuré pour 10859 élèves par 317 bus auxquels s’ajoutent de nombreuses conventions avec les transporteurs privés. Abordant le sujet de l’université de Bejaïa, le wali met l’accent sur le fait que le nombre d’étudiants est passé, entre l’année universitaire précédente et la présente, de 42 358 à 46 428, soit une augmentation d’effectifs de 4070 étudiants. Les places d’hébergement sont passées quant à elles, entre 2015 et 2016, de 2204 à 2504, soit une augmentation de 3000 places. Dans le pôle d’Amizour, il y a eu la réception de 4000 places pédagogiques et de deux cités universitaires, l’une de 3000 lits et l’autre de 2000 avec toutes les commodités. Au campus d’Aboudaou, il y a eu livraison d’un auditorium de 1000 places, le plus important au niveau de la wilaya si ce n’est au niveau national.

La part de l’université

L’université de Béjaïa a également réceptionné cette année un centre national en technologie agroalimentaire qui est composé de 25 laboratoires et annexes, un centre d’innovation et de transfert de technologie qui se compose de 69 bureaux pour les chercheurs. Il y a eu aussi la réception de l’extension du bloc laboratoires qui comprend 15 laboratoires et 36 bureaux pour les chercheurs, comme a été également réceptionné un plateau d’analyses techniques physico-chimiques abritant 15 laboratoires. Il y a eu aussi la réalisation et la réception d’un centre national de recherche en langue et culture amazighes comprenant 14 laboratoires, 5 salles, un centre de documentation scientifique et une salle de conférences. Abordant le projet structurant de la bretelle autoroutière dont tout le monde parle, le wali déclare que les travaux suivent leur cours et avancent bien. «Ce n’est pas parce qu’une date a été avancée et n’a pas été observée que le projet n’avance pas au rythme voulu», dira-t-il. L’entreprise a rencontré d’énormes problèmes dus essentiellement au relief. L’usage d’explosifs à faibles doses, pour ne pas nuire aux riverains, retarde quelque peu les travaux. Le tracé est très net et ne souffre d’aucune opposition.

Son objectif: mener à terme les grands projets structurants

La première tranche sera livrée dans les tout prochains mois. La réception de la bretelle autoroutière aura indubitablement un impact très positif en ce qui concerne le désenclavement et le développement de la wilaya de Bejaïa. L’autre projet structurant évoqué par le wali est l’échangeur des Quatre chemins qui se compose en fait de 7 ouvrages. Jusqu’à l’année passée, le chantier rencontre d’énormes contraintes dues à l’encombrement du sous-sol où il y avait 6 câbles électriques de haut voltage, un oléoduc, un réseau d’assainissement, un autre d’AEP en plus des câbles du téléphone. Grâce à de nombreuses réunions organisées avec les responsables concernés et aux multiples sorties sur le terrain, la situation est aujourd’hui débloquée et les piliers commencent à sortir du sol. Passant aux ports de Tala Guilef et de Beni K’sila, il affirme que concernant le port de pêche de plaisance de Tala Guilef, les travaux de réfection suivent leur cours sans difficultés. Ce port qui a été achevé à un moment donné a été emporté par les vagues d’une hauteur inabituelle. Les travaux de réfection, de modernisation, de stabilisation et de protection qui sont en cours ne gênent pas les activités du port qui reste opérationnel. Quant aux travaux de réalisation du port de pêche de Beni K’sila, ils avancent convenablement, assure le wali qui enclenche son intervention sur l’assainissement de la ville. Il met en évidence le fait que la ville de Bejaïa, qui est en forme de fond de cuvette, est traversée par pas moins de deux oueds où coulent malheureusement toutes les eaux usées de la ville sur un total de 35 km.

Le point noir à solutionner : l’assainissement du chef-lieu

Ce qui rend surtout en été l’air irrespirable pour les résidents et les visiteurs. L’opération d’assainissement a été inscrite depuis 2003. Mais 13 ans après, ce projet, confié à l’entreprise Hydro-aménagement et sa gestion à la direction de l’Hydraulique de Bejaïa, n’a pas dépassé 10 % de réalisation. Après plusieurs rencontres avec cette entreprise qui n’a pas pu avancer de date, le contrat de 100 milliards a été résilié à ses torts exclusifs. La gestion du projet a été confiée à la direction de l’Urbanisme, l’opération est scindée en plusieurs lots et des appels d’offres ont été lancés. Maintenant, plusieurs tronçons ont été achevés, il ne reste que les traversées comme, entre autres, la RN 12 où les eaux usées coulent à ciel ouvert. Le responsable de l’exécutif de Bejaïa évoque aussi le problème de la route d’arrière port qui va de Skala jusqu’à l’entrée du port. Il déclare que ce tronçon de route qui est actuellement impraticable subit une opération de traitement qu’il n’a jamais connue depuis son existence. Il s’agit d’une rénovation de toute la voirie de cet axe. Malheureusement, personne ne pourrait inscrire cette opération qui se chiffre en milliards de dinars. Mais après réflexion et accord avec les opérateurs économiques du secteur, à savoir, Cévital, Sonatrach, EPB, Naftal et l’APC, on est arrivé à une entente qui a permis un montage financier qui verra Cévital prendre en charge 35 % du montant du projet, l’EPB 40 %, la Sonatrach 10 %, Naftal 10 % et l’APC 5 %. Le montant de cette opération va sans doute dépasser les 60 milliards vu les contraintes auxquelles il faut faire face comme l’enfouissement de la ligne électrique de haut voltage et la protection de l’oléoduc.

B. Mouhoub / DDK