27 février 2016

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Bgayet : l’ADIC Béjaia réagit à l’augmentation des tarifs des transports publics

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Sit-in Béjaia

L’Association pour l’Information et la Défense du Consommateur de Béjaïa réagit à l’augmentation des tarifs des transports publics, suite à la décision des autorités de consentir un relèvement des prix du ticket de 10%.

Dans un communiqué placardé dans touSit-in Béjaiate la ville, l’ADIC appelle les citoyens à un sit-in au niveau du siège de la wilaya pour aujourd’hui, samedi à dix-heures trente. Dans son appel à la population, l’Association attire l’attention des usagers des transports publics que l’augmentation du prix des tickets de bus est de plus de trente pour cent, passant de quinze à vingt dinars. Profitant de cette occasion, l’ADIC avance un certain nombre de revendications en liaison avec le problème du transport dans la ville de Béjaïa. Ainsi, relève-t-on dans le communiqué, en plus de l’augmentation du prix du titre de transport, plusieurs autres problèmes se posent, contraignant les usagers à supporter des conditions pénibles de transports. Il est signalé, par exemple, les problèmes d’hygiène, de surcharge des bus et de non-respect des horaires. De même, le problème des chauffeurs-chauffards qui roulent de façon trop rapide et trop brusque, surtout que souvent parmi les usagers se trouvent des personnes fragiles, comme les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées. L’ADIC reproche à certains de ces chauffeurs de confondre les «êtres humains et le bétail». D’autres griefs sont relevés dans l’affiche de l’Association qui relève, pèle mêle, le non-respect des itinéraires officiels, ainsi que le non-respect des arrêts obligatoires.

Les autres problèmes signalés concernent le comportement de certains chauffeurs ainsi que les receveurs. En effet, il arrive sur certaines lignes que ces derniers ne soient même pas majeurs et ne s’habillent pas de façon adéquate. Pour les voyageurs occasionnels, ceux qui ne sont pas habitués à une ligne donnée, il est impossible de distinguer le receveur des clients. L’ADIC demande à ce que ces receveurs se distinguent, par exemple, par le port d’un badge qui les identifierait. L’Association, qui semble être sur le pied de guerre, exige également que les administrations concernées procèdent à des contrôles réguliers afin d’assurer des conditions de transports correctes au profit des usagers. Il est à noter que certains bus de transport des voyageurs à l’intérieur de la ville sont dans un état lamentable. Parfois, les sièges mêmes sont abimés, avec des revêtements complètement déchirés et une stabilité incertaine. D’ailleurs, ces bus et ces fourgons ne devraient même pas être autorisés à travailler, mettant les usagers dans l’inconfort et parfois même, en danger. Combien de fois avons-nous vu des bus tomber en panne et abandonnant sur la voie publique leurs clients ? Combien de fois avons-nous même vu des bus prendre feu ?
Béjaïa est, quand même, une ville curieuse concernant les transports en commun urbains. La gare routière ferme trop tôt et les lignes s’arrêtent pour la plupart à partir de dix-neuf heures, livrant ainsi les usagers à la merci des taxis clandestins, avec les conséquences que l’on sait sur la sécurité et les coûts exorbitants des courses. C’est l’une des raisons pour lesquelles la ville se vide immédiatement après les heures de travail, empêchant ainsi Béjaïa d’avoir une vie nocturne. Les cafés mêmes ferment dès dix-huit heures et le nombre de restaurants qui demeurent ouverts se comptent sur les doigts d’une seule main. Aucune permanence des transports n’est prévue au-delà de cette heure. L’appel de l’ADIC sera-t-il entendu ? Et les autorités seront-elles attentives à cet appel ? En tous cas, le nombre de participants à ce sit-in montrera le degré de conscience des usagers et leur niveau d’engagement dans la vie de la cité. D’autant plus qu’ils sont concernés au premier plan.

O. K.
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Source : N. Si Yani

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