19 septembre 2020

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Ce régime doit partir et vite Par Mohamed ARROUDJ

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Le régime relooké par l’élection du pantin Tebboune à la tête de l’état, agit, sans faiblesse aucune , pour réduire des secteurs entiers de la société au silence.

La presse est mise au pas et toute tête qui dépasse est vouée à être coupée. C’est ainsi que l’on assiste à des arrestations de journalistes, de blogueurs et de personnes anonymes pour une simple déclaration ou pour un simple post sur les réseaux sociaux.

Pour des chefs d’accusation ubuesques, des journalistes, des animateurs du Hirak et de simples citoyens sont condamnés à des années de prison ferme.

Même libérés provisoirement, nombreux détenus vivent avec la menace de l’épée de Damocles au-dessus de la tête.

Le but de cet excès de zèle est de susciter un climat de terreur afin de dissuader les citoyens de toute action politique et de toute protestation.

Pour ce régime des fossoyeurs, le Hirak ne doit pas survivre à la pandémie. Ainsi, des attaques en règle contre tous les mouvements de contestation sont menées tous azimuts.

Pour y parvenir, ces médiocres, hostiles à l’idée de perdre leurs incommensurables privilèges, font feu de tout bois. Le clientélisme, le tribalisme, le racisme, la propagande religieuse, le nationalisme étroit sont tour à tour convoqués pour diviser le mouvement populaire avec le risque réel et assumé de provoquer la guerre civile.

Un régime de cet acabit ne mérite pas de perdurer. Il doit être combattu avec toute la fermeté qui s’impose, car il porte dans son ADN, les germes de la haine, de l’exploitation, du mépris, de la division, voire même de la guerre civile.

L’expectative du Hirak n’a que trop duré

Le pouvoir est toujours à l’initiative. Depuis la démission forcée de l’autocrate corrompu jusqu’à la moelle, l’innommable Bouteflika, le régime cherche à se maintenir coûte que coûte, à rebâtir une base – et ce ne sont pas des clientèles prêtes à faire de nouveau allégeance qui manquent- et à reprendre pied après les coups assénés par la mobilisation populaire historique qui dure depuis bientôt deux ans.

Le pouvoir se servant de la pandémie cherche par tous les moyens à éviter la résurgence des manifestations gigantesques.

Les hésitations mêlées à la peur de la répression et au silence de certaines figures du Hirak retardent le retour du Hirak et cela doit à tout prix prendre fin, le plus vite possible, au risque de voir cette chance historique dilapidée encore une fois.

Par ailleurs, pour ne serait-ce que chahuter le référendum prévu pour le 1er novembre afin de plébisciter le torchon constitutionnel élaboré en vase clos par les officines du régime, il est temps d’appeler à la reprise coordonnée de la contestation à l’échelle nationale.

Cela est même vital pour la poursuite du processus révolutionnaire, car si cette situation persiste, le doute et la peur finiront par gagner de nouveau de nombreux d’esprits.

Non à la constitution du régime et de ses élites

L’Algérie nouvelle version Tebboune n’est que le clone de celle de Bouteflika. L’incurie de ses dirigeants, le bricolage et la médiocrité généralisée sont érigés en règle.

Dans les médias du pouvoir, tout est bien dans le meilleur des mondes, mais la réalité des Algériennes et des Algériens est désastreuse et s’empire chaque jour qui passe, notamment pour les classes populaires.

Dans ce contexte explosif, le pouvoir ne trouve rien de mieux que de persévérer dans sa fuite en avant, en proposant un avant-propos de constitution. Un texte élaboré en vase clos par quelques affidés du régime, loin des citoyens et dans un contexte de mise au pas de tous les médias.

La réponse appropriée à cette autre pantalonnade censée détourner les citoyens de la réalité de la crise politique qui couve depuis des années est le rejet total, le boycott du simulacre de référendum prévu pour le premier novembre et le blocage citoyen des opérations de vote.

Bâtir une véritable alternative avec un projet libérateur

Pour déjouer tous les stratagèmes du régime et remobiliser les classes populaires et la jeunesse, il nous faut, non seulement, tirer les enseignements de plus d’une année de lutte, mais également, proposer une alternative qui traduise les préoccupations populaires en matière de libertés, de démocratie et de justice économique et sociale.

En effet, les manifestations de masse et la volonté populaire de se débarrasser de ce pouvoir, ont mis de l’avant de nombreux opportunistes qui se voyaient déjà au coeur du nouveau pouvoir. Ces derniers ont opté et encouragé une démarche folklorique et populiste qui a conduit à la dépolitisation du mouvement, voire même à une certaine démobilisation. Leur but n’est autre que d’imposer une nouvelle tutelle aux algériens.

Clest ainsi qu’on a combattu toute idée d’organisation et tout débat sur un projet pour l’Algérie de demain.

Nous payons, là, toutes les inconséquences de ses aventuriers de tout acabit.

Nous devons formuler clairement ce que nous voulons, bâtir notre projet alternatif et trouver les formes d’organisation et de lutte idoines qui nous permettront de concrétiser nos aspirations.

Nous devons sortir du flou artistique et des généralités.

Il nous faut débattre et échanger, loin de tout anathème, de toutes les questions que la situation impose: l’auto-organisation, les questions économique et sociale, la séparation des pouvoirs, la nature du futur pouvoir, la place de la religion, l’assemblée constituante,etc.

Ce n’est qu’à ce prix, n’en déplaise aux parvenus et aux opportunistes de tous bords, que l’on viendra à bout de ce régime oppresseur et corrompu et que l’on bâtira une république démocratique et sociale qui garantira à chaque algérienne et à chaque algérien la liberté, la démocratie et une vie dans la dignité.

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