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Célibatorium d’Aokas : Le verdict sera rendu le 23 Janvier

C’est aux environs de 9h en cette matinée de jeudi que les premiers groupes commencent à affluer en direction du palais de justice pour exprimer leur solidarité avec les neufs militants estés en justice et mis en cause dans l’affaire dite 《célibatorium de police》 à Aokas. La foule se condense progressivement au rythme de chants et slogans faisant echo à ceux du Hirak.
Après l’entame du procès et la plaidoirie des avocats. Les lignes de l’affaire se sont éclaircies au profit des prévenus dont le dossier d’accusation s’est avéré vide. Le juge rendra le verdict final le 23 janvier prochain.

Retour sur les faits :

Des mobilisations populaires se sont exprimées dans nombres de marches et rassemblements pour signifier le refus catégorique de la part des habitants de la localité de se laisser exproprier leurs biens au profil de dilapidateurs avérés. Que se soit la mobilisation pour la défense de la bande boisée, contre le squattage du terrain pour la réalisation d’un centre d’hémodialyse, affaire Gouraya…etc, comme pour la défense des espaces d’expression (café littéraire). Une mobilisation qui a permis d’arracher des acquis indéniables mais reste insuffisante pour la restitution de ces biens au bénéfice de la collectivité.

L’une des dernières mobilisations est celle concernant la lutte contre la construction/bradage d’un célibatorium de police. On est à se demander du motif de cette militarisation forcenée de la région et l’instauration d’une OPA sur tous ses biens et patrimoines. Ledit projet, sanctionné par deux mises en demeure (8 avril 2018 et 3 septembre 2018), en plus de son inutilité signalé par les protestataires, s’est fait dans l’illégalité totale. Il a fallu attendre le 09/01/2019 pour dépêcher un permis de construire en catastrophe, preuve s’il en fallait de l’entreprise de prédation qui s’abat sur la moindre parcelle de foncier de la commune.

Rassemblements et marches sont organisés par la population pour dire le mal qu’il pense de ce projet inutile, jugé comme source de débauche et d’instabilité. Zélé à la mesure du gain à s’octroyer, le maitre d’oeuvre sous la houlette de quelques policiers véreux, ont opté de jeter leur dévolu sur certaines personnes, en pensant pouvoir dissuader les autres. Sous de motifs peu convaincants et contradictoires, une plainte a été déposée contre neufs citoyens, montrés du doigt comme ennemis à abattre.

Le Hirak et l’affaire du célibatorium :

Alors que le pays vit une situation inédite marqué par un sursaut populaire qui réclame haut et fort le recouvrement de la souveraineté confisquée. Les pratiques barbouzardes des squatteurs en tous genres sous la bénédiction des forces de police ont la peau dure. Toujours promptes à museler la parole citoyenne au lieu d’assurer la sécurité de la population, c’est ces abus et la gestion sécuritaire des conflits sociaux que le Hirak populaire se donne l’objectif d’éradiquer.

Il est aujourd’hui plus que nécessaire, le contexte du Hirak aidant, de poser la revendication de la réappropriation de tous les biens squattés ou octroyés en sous mains au profit des collectivités et au service des citoyens. En devanture corollaire, il convient de s’opposer aux agissements d’oligarques vereux drapés sous le velour d’investisseurs. L’exigence d’un contrôle populaire sur tout ce qui a trait aux affaires publiques est d’une nécessité vitale car seul moyen de stopper nette les penchants bureaucratiques de l’administration et ceux qui en tirent profit.

Adlène Belhmer/BejaiaNews