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Circulation automobile : Béjaïa étouffe…

La circulation automobile se fait de plus en plus dense dans la capitale des Hammadites, ces derniers jours. Cela est remarquable non seulement dans les grandes artères, où les voitures roulement carrément pare-chocs contre pare-chocs, mais aussi dans les petites ruelles des quartiers qui ne sont connues, en principe, que des habitants et leurs riverains ! Du début juillet à la mi-août et même si l’affluence des vacanciers est relativement élevée puisqu’elle est, selon les statistiques de la Protection civile, de l’ordre de 5 millions, la circulation automobile n’a pas été perturbée. Le carrefour d’Aamriou, dans le sens Ihaddaden-RN24 vers la côte Ouest, se traverse en moins de 10 minutes ; idem pour celui des quatre chemins dans l’orientation RN12-RN 9 vers la côte Est. Le seul point d’achoppement, selon les automobilistes, se ‘’manifeste’’ le soir, au retour des plages de la côte Ouest. Ce tronçon de la RN24, de Oued Dass à Béjaïa, est pratiquement une zone de non droit puisqu’il ne s’y trouve aucun motard pour dissuader des chauffards de faire des excès de vitesse et des dépassements dans des virages au-dessus des ravins vertigineux. Au niveau de Tala-Ouriane où la circulation est bloquée depuis le goulot d’Aamriou, les chauffards doublent sur l’accotement et sur la voie de gauche au risque d’entrer en collision frontale avec les véhicules qui viennent en sens inverse. Depuis la semaine dernière, le trafic a pratiquement doublé sur toutes les routes de la commune de Béjaïa. Cela se ressent notamment sur les grandes artères et les carrefours. Les feux rouges dont la ville de Béjaïa vient de s’équiper, et mis à part ceux des 1000 logements et de la rue de la Liberté dont l’emplacement et les réglages sont jugés judicieux par les conducteurs, les autres, tels notamment celui de l’Edimco sur le boulevard Krim Belkcaem, créent plus de désagréments pour les automobilistes que de leur faciliter la circulation. Pour traverser certains carrefours qui ne sont pas dotés de feux tricolores, comme Aamriou ou celui de la cité Tobbal, à hauteur de la route des Aurès, le mieux est de garder son calme et de ne s’engager que lorsque la voie devient libre. Mais, il n’y a que ceux qui ont les nerfs d’acier qui peuvent l’appliquer…

B. Mouhoub / DDK