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Contribution de Cherif Aissat : Algérie : amour et dignité pour le souvenir du Congrès de la Soummam

Sous les marteaux et sur les enclumes de l’ultralibéralisme, les terres-soeurs de Béjaia (Algérie), El Hoceima (Maroc) et Sidi Bou Said (Tunisie) sont pilonnées. Elles sont des sœurs par le sang versé et les vies payées durant la guerre de libération de l’Algérie sur leurs terres.
En octobre 1956, après le détournement de l’avion des leaders algériens , le roi Mohamed V a proposé son fils, le roi Hassan II en échange contre la libération des cinq révolutionnaires ; il a aussi vu l’assassinat de Ramdane Abane. Le président Habib Bourguiba de Sakiet Sidi Youcef qui a été bombardée a dit par paraphrase que si les Français sont des amis de son pays, les Algériens sont ses frères ; cette terre tunisienne a servi de quartier général aux structures de direction de la guerre de libération. C’est la Tripolitaine de la Libye qui a accueilli la base Didouche Mourad fréquentée par Ali Mecili, l’assassiné en France ; c’est dans ce pays que Hocine Ait Ahmed a entamé des négociations secrètes avec les Américains de John Foster Dulles.
Pour tous ces coûts des indépendances et pour reconstruire cette fratrie ; seule la paix même avec un prix en milliers de milliards de dinars algériens doit être l’urgence absolue. En Algérie, les dirigeants et les extrémistes ont oublié ce mot, paix. Pour nous, nous continuerons à supplier tous les Algériens, tous les Nord-Africains à la rechercher, la trouver et la chérir.
Dieu et l’axiomatique
Même si des vies privées et dignités humaines algériennes sont devenues dangereuses pour la patrie, leur respect par le rédacteur est un axiome duquel il ne déviera jamais. En Algérie, hyper-dosée par des incendies, pour certains et sans aucun doute criminels, l’exercice de la théorie du choc exécuté par le gouverneur de sa banque centrale, parrainé par la présidence de la République et mis en œuvre par son Exécutif est en passe d’être réussi. Sous ce déluge, louanges à Dieu, l’Omniscient, l’Omnipotent et le Miséricordieux qui a doté les Algériens de dignité et résistance pour qu’ils demeurent en paix.
Le monétarisme et l’économisme : les deux cancers adoubés par les décideurs pour l’Algérie
Point de prix Nobel de philosophie, justice ou démocratie. Le moins pire de ces prix (Nobel) est celui de la littérature et poésie. Il écrase les paysans et les fous qui écrivent avec le génie populaire. Le pire est celui de la paix. Certains de ses récipiendaires ont déclenché des guerres avec des mensonges, d’autres comme ce quatuor de Tunisiens sont au silence. L’inqualifiable est celui de l’économie. Dans une tribune titrée : « Jean Tirole and the Triumph of Calculated Silliness.” (Jean Tirole et le triomphe de l’idiotie calculée), Paul Krugman, un autre Nobel dans ce domaine, l’a mis en ceteris paribus.
Le monétarisme qui assomme le Maroc, l’Algérie et la Tunisie a été renié par son propre théoricien. “Milton Friedman himself, the father of monetarism, in 2003 repudiated his own old policy doctrine: “The use of quantity of money as a target has not been a success”. I’m not sure I would as of today push it as hard as I once did.”
Le Nobel en économie a créé un intégrisme : l’économisme – emprunt au philosophe canadien André Lacroix – qui n’a rien à envier aux religieux.
La poésie d’Ifri à Ottawa
Le 20 août 1956, Ifri a été le siège du congrès, continuum de sa révolution, du management de la guerre de libération de l’Algérie. Récemment, le 30 juin 2017, native de cette région, Dieu a rappelé une poète. Ses vers en kabyle, un patois dérivé de tamazight et en arabe sont d’une force à réorienter la Qibla des Saoudiens et Saoudiennes vers l’Algérie. Traduits en anglais, ils seraient les égaux de ceux de Sylvia Plath ; transformés en littérature, ils seraient du niveau de celle de Flannery O’connor. Une partie des œuvres poétiques de cette belle femme ont été déclamées à Ottawa (Canada). Une bourde, si elle n’est pas naïve, elle est certainement involontaire, a été commise lors de cette affectueuse initiative, nourrie par la nostalgie et l’exil d’une non moins belle femme mal chaussée.
Ifri est un patelin en flanc de montagne dans le département du centre-est de Béjaia (Algérie). Depuis l’indépendance, toute cette région, réputée lucide et chaude à la fois, est le théâtre d’une série d’événements politiques sanglants. Malgré sa pauvreté, sa dignité demeure sauvegardée. Elle est très prisée par une certaine « élite » intellectuelle ; certains pour des raisons de mercantilisme et de notoriété vantent son amazighité. Cette année, à des fins d’imposition des ordres du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, avec l’extrême sensibilité à l’identité amazighe, la prédation économique et ses cafés littéraires, cette région fait l’objet d’une instrumentalisation politicienne.
Le rédacteur est un passionné d’économique ; il aime la poésie et les mathématiques. Sans argumentation et mieux encore de démonstration, les précédentes affirmations ne valent rien et absolument rien. Dans la suite, dans une forme condensée, c’est cet exercice qui sera tenté en prenant à rebours ces affirmations.
L’amazighité d’Ifri à Ottawa et dans le monde entier.
Les détentions de Hocine Ait Ahmed et Ramdane Abane ont été disjointes. Durant la détention de R. Abane, H. Ait Ahmed a fait partie des déclencheurs de la guerre de libération. Durant la détention de H. Ait Ahmed, R. Abane, le manager en chef du Congrès de la Soummam à Ifri, a doté la révolution d’un hymne national en arabe, le résultat a été Qassaman, œuvre d’un amazighe Z. Moufdi. À sa sortie de prison, le premier qui savait que le deuxième a été assassiné au Maroc, a demandé la confection par concours d’un nouvel hymne national et Qassaman sera classé dans le patrimoine révolutionnaire universel.
Les années 1970 ont vu l’émergence d’un nouvel élan pour l’identité amazighe. Sa légende est Mohamed Haroun, un brillant des sciences dures et un poète révolutionnaire. Le pouvoir algérien en a fait un bagnard dans une région amazighe, les Aurès. Les années 1980 ont été celles d’une nouvelle embellie qui a tourné au grand bluff. Les détentions de certains activistes de 1980 et 1981 relèvent plus de l’ignominie du pouvoir politique de l’époque, de la prosternation des magistrats et l’incapacité des avocats à en faire de l’identité une dimension cardinale que du danger des modestes manifestations sur l’unité nationale.
Lounès Matoub, avec la naïveté des braves, a tenté ce qu’il pouvait. Si les balles d’Octobre 1988 l’ont raté, celles de juin 1996, lui ont été fatales. Dans ses œuvres, il a repris la poésie de M. Haroun. Avec tous ces sacrifices, au lieu de s’étendre plus, l’amazighité s’est enfermée en Kabylie et des chanteurs et écrivaillons ont fait de son assassinat un juteux levier financier.
À cause de la gabegie économique nationale, l’ultralibéralisme et la manipulation du dinar ont fait des années 1990 et 2000 celles de toutes les fumisteries. Elles ont été orchestrées par la présidence de la République et la sécurité militaire. Les erreurs de gestion des mouvements populaires purs et innocents et leur caporalisation par des ambitieux politiques ont fait le reste. Depuis 2010 à ce jour, dans une imposture constitutionnelle, l’amazighité de l’Algérie a été escroquée et clochardisée.
Dans une ambiance décontractée, en décembre 2015, nous avons animé un café littéraire à Béjaia. La thématique était : la littérature, l’économique et le quasi parfait théorème de Von Neumann et Morgenstern. À la proposition de l’échange de notre enfant contre son chien ; la feue poète, la doctorante en économique Dihya Lwiz que nous ne connaissions ni d’Ève ni d’Adam n’a répondu que par un sourire.
En 2017, Aokas, un village balnéaire dans la banlieue de cette ville a été le terrain pour plusieurs tentatives de faire de cette Kabylie l’équivalant d’El Hoceima. Récemment, la manœuvre était si grosse que les autorités ont cédé sur un. Pour ce mois d’août, dans un enfantillage politicien, un autre café littéraire, toujours à Béjaia, fait l’objet d’enchères dont les raisons sont simples à identifier : 1) après le passage du Nobel Jean Tirole et son gang à Alger, les ordres du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale sont devenus plus insistants ; 2) le pouvoir algérien a consommé son potentiel Spoil System (clientèle). Son incapacité de commémorer le Congrès de la Soummam du 20 août de 1956 à Ifri et sa peur de la réaction du peuple instrumentalise un livre et 3) éloigner toutes les activités politiciennes de la capitale Alger en encourageant des opportunistes de l’amazighité ainsi que quelques barbouzes pour les besoins.
Pour maintenir leurs privilèges et se justifier auprès d’un électorat fictif, certains députés qui siègent dans la nouvelle assemblée issue d’une constitution bâtarde font du parler en kabyle un fait d’armes. Parler dans ce patois, en chaoui, en mozabite ou en tergui relève de l’exhibitionnisme. L’amazighité de l’Algérie et de l’Afrique du Nord est une force pour la paix et le développement et un hymne national bilingue est un fortifiant et un ciment. En allant dans cette direction, H. Ait Ahmed, R. Abane et tous les braves se reposeront et votre honneur, mesdames et messieurs en sortira grandi.
La signature du gouverneur de la banque d’Algérie et l’inaction du ministre de la Santé
Avec ses réserves internationales et toute sa puissance, la Chine refuse de satisfaire la demande de surévaluation du renminbi (yuan) émise par les U.S.A ; imaginer cet empire rendre sa monnaie convertible est une tentative que nous nous interdisons. Le Nigeria a refusé de dévaluer son naira ; l’Algérie et ses quelques dollars emprunte la voie de ce suicide. En plus, certaines informations évanescentes dans les médias font état de vol de quantités de monnaie fiduciaire dans les locaux même de la banque d’Algérie, celles de la fausse monnaie beaucoup moins.
Notre anticipation qui remonte à plus de deux années sur une autre dévaluation du dinar algérien et de l’intention de le rendre convertible se confirment de plus en plus ; notre avis est qu’un état de guerre monétaire doit être déclenché.
La politique monétaire nationale rend la signature du gouverneur de la banque d’Algérie extrêmement dangereuse. Si elle advenait, sans hymne national bilingue, elle exploserait la déjà menacée fraternité algérienne, rendrait l’armée algérienne incapable de maintenir l’intégrité du territoire et ouvrirait la voie à la partition du pays. En ajoutant l’inaction du ministre de la Santé et les drames sanitaires, les Algériens seraient incapables de repenser à cette paix fragile qui a tant couté et à cause des catastrophes naturelles risquent de subir une famine.
Les chiffres de la Banque mondiale et la SFI en Algérie
Malgré toutes les inutiles précautions d’usage sur les chiffres annoncés par la Banque mondiale, l’indice de GINI qui a mesuré la pauvreté en Algérie est de 27,61. Dans les écoles, il est appris que cet indice doit être compris entre 0 pour l’égalité parfaite de la répartition des revenus entre tous les habitants et 1 si toute la richesse est détenue par une seule personne. En considérant 27,61 comme un taux en pourcentage, nous supposerons que l’indice est alors de 0.2761 arrondi à 0.28. Avec cette valeur, les Algériens vivent dans une quasi parfaite égalité de bien-être et/ou conforme aux prescriptions de l’Islam en termes de bienfaisance et zakat. Après une tentative de conformation de ces données par nos soins et en attendant la réponse des services de la Banque mondiale que nous avons sollicités par email, en attirant l’attention des lecteurs sur la presque similitude de l’Algérie et la Cisjordanie et Gaza (Palestine) dans la partie basse du graphique, ci-dessous sa capture d’écran :

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Native du pays d’Aimé Césaire, la martiniquaise Marie Françoise Marie-Nelly, Directrice du Département Maghreb et Malte, Moyen-Orient et Afrique du Nord est passée en juillet 2017 en Algérie et a été reçue par un ministre. La Société financière internationale est une filiale de la Banque mondiale spécialisée dans les montages financiers composés de fonds hybrides qui incluent les fonds spéculatifs (Hedge Funds) pour des projets avec antisélection et aléa moral. Si des différends juridiques ou autres surviennent, ils seront réglés dans une forme de tribunal bilatéral international comme le CIRDI. Nous l’avons rendue destinatrice de notre lettre pour les ambassadeurs auprès de l’ONU.
Commentant l’indice de développement humain (IDH) 2016 de notre pays, un autre indicateur parrainé par un autre Nobel en économie Amartya Sen, Eric Overvest, le représentant résident du PNUD en Algérie fait accroire que le sous-développement de notre pays est excellent parce que son IDH, 83ème sur 188 pays, est élevé.
Si ces mesures numériques internationales de l’Algérie sont aussi bonnes, alors ce qu’elle subit est une contradiction qui confirmerait qu’au même titre que toute l’Afrique, elle est victime d’une guerre sous chapeau de la France.
La pandémie de la corruption et le pouvoir de l’argent
À assommer les deux John, Nash et Von Neumann, ces prophètes des mathématiques appliquées, le premier ministre a voulu séparer l’argent du politique. La réaction du patronat des travailleurs et des syndicats du business a été si violente qu’il a plié en moins d’une semaine alors qu’une simple ordonnance présidentielle imposant l’introduction en bourse des compagnies algériennes aurait fourni une solution rapide et efficace. En les dispensant des mécanismes de marché comme les offres publiques d’achat, de vente et d’échange, cette ordonnance serait de la teneur suivante : toutes les compagnies qui ont fait un chiffre d’affaires entre 250.000.000 et 500.000.000 DZD déclareront auprès de la COSOB, le capital social et la liste nominatives des actionnaires ; celles qui réalisent plus déclareront aussi leurs volumes d’importations et d’exportations ainsi que le bénéfice des pertes/gains en taux de change. Avec des copies des systèmes nord-américains EDGAR ou SEDAR, la transparence serait mieux assurée, le climat des affaires plus transparent ; les économistes, les Algériens et les journaux qui doivent d’abord s’affranchir feront le reste.
Après l’embrasement de la Kabylie, sous l’ordre du président, le ministre de l’Agriculture a déclaré que les victimes seront dédommagées. En regard de cette catastrophe, cette mesure est indigente. Elle ne comblera pas l’inflation et le chômage qui en résultent de cette tragédie au contraire, l’inflation explosera. Les pénuries évitées par les productions vivrières gonfleront les importations et réduiront le taux de couverture des exportations.
La Kabylie et les autres régions ont besoin de secours d’urgence, financements pour la reconstruction qui relancera un peu l’emploi, de reboisement pour protéger la nature et regénérer la biosphère et la photosynthèse et de labours d’urgence.
Dans un autre domaine, la trouvaille du ministre du Tourisme est à signaler : la transcription en tifinagh (probablement pas) des noms dans le désert algérien. En 2014, nous avons proposé l’érection de villes durables et la construction dans le désert d’une université internationale amazighe à vocation humaniste. Ces deux projets généreraient des économies qui nourriraient au caviar les soldats algériens qui seront formés auprès des marines US ou des forces Delta russes pour protéger et sécuriser la patrie, lanceraient de nouvelles ambitions économiques durables et maintiendraient la paix dans toute la région.
La puissance de l’Algérie et Joseph Nye
Le néolibéral Joseph Nye est une sommité mondiale dans la théorie des relations politiques internationales. Il fait partie de ceux qui conseillent les présidents des USA sur les stratégies à adopter.
Voici sa réponse à une question sur la puissance : « Il y a deux mouvements qui sont en train de se réaliser en même temps. D’une part, vous avez ce que j’appelle une « transition de la puissance », avec la Chine qui est une puissance émergente et les Etats-Unis qui ont été la puissance dominante. La question-clé est : les Américains peuvent-ils s’adapter à l’émergence de la Chine en évitant une guerre ? Je pense que oui. Mais Donald Trump me fait douter.
D’autre part, vous avez la transmission de la puissance des États vers des acteurs non étatiques. Sur ce point, il faut miser sur la coopération entre les États, car on ne peut pas résoudre seul le changement climatique. On peut encore moins le résoudre en ayant recours à la puissance militaire. J’appelle ce processus de coopération « la puissance avec les autres » et non « la puissance au-dessus des autres ».
La puissance selon Joseph Nye: « Cline was a high-ranking official in the CIA whose job was to tell political leaders about the balance of American and Soviet power during the Cold War. His views affected political decisions that involved high risks and billions of dollars. In 1977, he published a distillation of the formula he used for estimating power:

Perceived Power = (Population + Territory + Economy + Military) * (Strategy + Will). »

En appliquant cette équation intuitive, pour sa libération, l’Algérie a démontré que la stratégie et la volonté valent plus que l’économie et l’armée.

Notre patrie a besoin de paix, de courage patriotique et de cran politique. Son développement économique ne se décrète pas sous la contrainte ; il se conçoit sur du très long terme avec un amour pur et violent.

Cherif Aissat


Quelques sources et références bibliographiques.

PNUD Algérie. Intervention de M.Eric Overvest, Représentant Résident PNUD sur le RDH 2016. https://www.youtube.com/watch?v=oxApoT1uuWo

David Lawder. IMF says dollar overvalued; euro, yen, yuan broadly in line with fundamentals. “IMF says dollar overvalued; euro, yen, yuan broadly in line with fundamentals. But so far this year, the dollar index, .DXY the broad measure of its value against other major currencies, is down more than 8 percent this year and is off to the worst start to a year since 2002. ».

http://www.reuters.com/article/us-imf-currencies-idUSKBN1AD1YT?il=0

Gustavo Adler, Luis Cubeddu. Global Imbalances: Avoiding a Tragedy of the Commons.

Global Imbalances: Avoiding a Tragedy of the Commons

Joseph S. Nye, Jr. The future of Power. PublicAffairs. New York. 2011. p. 4.

James Kenneth Galbraith. The Predator State. How Conservatives Abandoned the Free Market and Why Liberals Should Too. Free Press. 2008. pp. 5-6.
SEDAR et EDGAR: System for Electronic Document Analysis, and Retrieval (Canada) et Electronic Data-Gathering

Analysis and Retrieval (USA). Ce sont deux systèmes informatiques participent à la concurrence dans les marchés, à réduire l’antisélection et l’aléa moral ainsi que l’intégrité des opérations boursiers et raids financiers.

Joseph Nye : Le siècle américain n’est pas fini. Le Monde.

http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/07/24/joseph-nye-le-siecle-americain-n-est-pas-fini_5164123_4415198.html#veGKHGlMuJfMUKTJ.99