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Élection, l’éternel dilemme !

À l’approche des élections locales, le 23 novembre prochain, la posture de méfiance, voir de rejet, au sein de larges pans de la société refait surface. Paradoxalement, ce rejet est accompagné avec une certaine attention, porté notamment sur les réseaux sociaux.

 Un dilemme qui a tendance à s’imposer dès qu’une échéance électorale pointe son nez. Une double posture, d’un côté  de rejet de ce que beaucoup qualifient comme « mascarade », de l’autre,  une certaine attention qui se cristallise durant les compagnes électorales, dont les réseaux sociaux jouent le rôle de canal d’expression. Prises de positions, dénonciation de telle ou telle manouvre, passer sous les fourches caudines un prétendant peu scrupuleux, sont autant de faits et actes qui dessinent timidement les alentours d’ «une abstention active », si abstention il y a.

Si les raisons du rejet des élections et donc de l’abstention, dont les élections législatives du mois d’avril dernier offrent la démonstration ultime, doit faire un ample débat, et de puiser les raisons profondes dans la nature du régime algérien, qui fait de chaque scrutin une manœuvre formelle de sa consolidation, et par la même, scruter le fil historique qui débouche au constat de nous faisons aujourd’hui, sans omettre le peu d’intérêt que suscite les partis d’opposition au sein des larges masses populaires.

Si à l’état actuel des choses, il est impératif d’en faire aucune illusion électorale, du fait de l’impossibilité d’aboutir à un quiconque changement par le seul bulletin de vote est admis de tous. L’action de rue reste donc comme seule alternative pour exprimer ses revendications et de prendre son destin en main. Leçon immuable, seules les révolutions peuvent prétendre à jouer le rôle de locomotive d’histoire, alors que les élections ne sont qu’un choix tactique.

Au demeurant, cette posture de rejet, peut s’apparenter, il y a bien des cas, à une attitude démissionnaire, « une position confortable » qui est loin de faire l’unanimité. Si les élections sont un choix tactique, elles sont donc subordonnées à l’analyses concrète de la situation concrète, tirer le meilleur diagnostic possible, pour enfin trancher d’y participer ou pas aux différents scrutins, qui ne sont en dernière instance, qu’un moment dans la pratique politique. Victor Hugo affirmait, à juste tire : « Un bulletin de vote, est comme un fusil. On ne le dégaine pas avant d’avoir vu une cible et, si cette cible n’est pas à notre portée, gardons notre bulletin dans notre poche.

Adlène Belhmer