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Élection locales à Béjaia : Des dossiers de candidats APC et APW rejetés pour motif d’appartenance  au MAK

Ce qui semble un vaudeville est en phase de prendre forme et de devenir réalité. Contre toute vraisemblance, des candidats ont vu leurs dossiers rejetés, pour une prétendue appartenance à la mouvance MAK. Le hic est d’autant plus prenant quand cela relève de partis politiques. Est-ce un  réel « entrisme » de la part de cette mouvance, ou bien une énième manœuvre incongrue du pouvoir ?

Des exemples insoupçonnés sont recensés par cette manœuvre qui relève de la paranoïa. Et qui par là même, donne des lettres de noblesse au MAK, lui conférant un ancrage fantaisiste. Indépendants et partis politiques, sont tous touchés par cette élucubration du pouvoir. Ainsi, le Parti Socialiste des Travailleurs (PST), que d’aucun ne peut émettre la saugrenue idée de sa proximité avec le MAK, s’est vu rejeté le dossier d’un candidat à l’APW. L’incongruité est à son comble, quand le motif avancé verbalement, fait état de son appartenance à une association dont le président éprouve une affinité politique avec le MAK. N’est-ce pas là une manœuvre qui prend la personne à témoin de l’homme qui a vu la nièce du gendre de son beau-frère qui a croisé l’ex-épouse de son neveu ? Même manège chez les indépendants, où le tête de la liste indépendante de Tazmalt a subi le même sort. Pour cet effet, un appel à une marche populaire pour demain 07 octobre 2017 à 10H, sous l’initiative du « collectif citoyen Espoir de Tazmalt », dont on peut lire entre autre « … bien qu’il (M. Redjdal Fatah, ndlr) ait satisfait à toutes les conditions exigées par la loi électorale, les citoyens ont été choqués par l’injuste et inacceptable éviction de celui qui constituait l’Espoir de Tazmalt». Il est à noter que ces deux exemples ne sont qu’un florilège, le même « ostracisme » a aussi frappé d’autre liste à Tizi Ouzou et dans bon nombre d’autres localités. Le tribunal administratif en a été saisi, et rendra son verdict aux recours qui seront déposés demain. La démarche du pouvoir à travers ses représentants locaux, peut sembler d’autant plus putative, car dérogeant en aucun cas à l’article 79 de la loi électorale qui stipule : « Le candidat à l’assemblée populaire communale ou de wilaya doit :- Remplir les conditions prévues à l’article 3 de la présente loi organique et être inscrit dans la circonscription électorale dans laquelle il se présente. -Etre âgé de vingt-trois (23) ans au moins, le jour du scrutin.- Etre de nationalité algérienne.-Avoir accompli les obligations du service national ou en être dispensé.-Ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation définitive pour crimes ou délits privative de liberté et non réhabilité, à l’exception des délits involontaires». A quoi rime donc cette démarche? On le saura immanquablement dans les jours qui suivent.

Adlène Belhmer/BéjaiaNews