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Gaz de schiste : Que du négatif

D’abord et très brièvement, pour libérer le gaz emprisonné dans la roche du schiste,
– Il faut faire des forages à la verticale sur 1 à 3km, puis des forages à l’horizontale, sur plusieurs directions et sur une distance de plusieurs centaines de mètres.
– Puis injecter beaucoup d’eau mélangée avec du sable et des détergents sous haute pression (600 bars), dans le but de fracturer la roche
– Puis, on récupère, dans des tubes de retour, l’ensemble : gaz, eau, sable, et détergents.

Maintenant parlons des inconvénients :
1. Risque de contaminations des nappes phréatiques suite à des fuites de l’eau des tubes (ce qui est arrivé aux USA)
2. Une partie du gaz extrait peut être relâchée dans l’atmosphère… ce gaz est composé majoritairement de méthane (CH4), un gaz à effet de serre plus puissant que le CO2
3. Un forage nécessite quelques 20 millions de litres d’eau, soit la consommation quotidienne d’environ 100.000 habitants (américains) !
4. L’eau recueillie est traitée pour être réutilisée, car elle pourrait contenir du sel, des métaux lourds et aussi des éléments radioactifs (radon et uranium).
5. Les gisements de gaz de schiste sont relativement petits. Environ 50 puits seraient nécessaires pour produire autant de gaz qu’un seul puits en mer du Nord
6. L’exploitation du gaz de schiste pourrait provoquer une détérioration des paysages.

Pour finir,
– Les installations doivent reposer sur des sols bétonnés ou goudronnés reliés au réseau routier.
– Un gazoduc est requis pour évacuer la production.
– Au total, chaque exploitation occuperait une surface moyenne de quelques hectares.