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La RN12 fermée par des protestataires : Ils réclament la fermeture du CET de Sidi Boudrahem

12962633_1738594449710366_1769452937_oDes dizaines de citoyens de plusieurs localités, relevant de la commune d’Oued Ghir, ont procédé, hier, au blocage de la RN12 au niveau de différents endroits, pour réclamer la fermeture du centre d’enfouissement technique Sidi Boudrahem. Deux problèmes ont été soulevés par ces protestataires pour justifier leur revendication. Il s’agit, selon l’un de leurs représentants, des odeurs nauséabondes se dégageant du CET et empestant leur localité, ainsi que les lixiviats qui s’y échappent. Ces citoyens en colère déplorent la fuite en avant des autorités locales, qui, affirment-ils, n’ont pas tenu leur engagements quant à la mise en conformité de ce CET suivant les normes requises. «Des odeurs insupportables parviennent au village de ce CET. Il y a aussi le problème des lixiviats, dont les conséquences sont dangereuses. Nous réclamons la fermeture immédiate de ce CET», a-t-on insisté. Pour rappel, il y a un peu plus de dix jours, ces même citoyens avaient fermé ledit CET durant deux jours, avant de revenir sur de meilleures sentiment suite à des assurances reçues par le wali de Béjaïa quant à la mise en conformité du CET. Le premier responsable de la wilaya avait promis de doter le CET Sidi Boudrahem d’une station de traitement des lixiviats. L’APC de Béjaïa s’est même engagée à dégager la somme de 10 milliards de centimes de son budget pour l’acquisition et l’installation de cet équipement dans les plus brefs délais. En outre, le chef de l’exécutif de wilaya avait pris la décision de renforcer les patrouilles de surveillance de la gendarmerie tout le long du parcours donnant accès au CET, pour empêcher le déversement des ordures et déchets ménagers dans la nature. «C’est toute la population d’Oued Ghir qui s’est révoltée contre le laxisme des autorités locales. Elles n’ont absolument rien fait pour alléger la situation. Elles n’ont pas tenu leurs engagements. Vous pouvez le constater sur place. Actuellement, même la route donnant accès au CET est détériorée, ce qui peut provoquer des éboulements. On a promis d’amener des produits pour traiter ces odeurs nauséabondes, mais rien n’a été concrétisé», tempête l’un de ces protestataires. Notons que cette action de protestation a fortement pénalisé les usagers de la RN12, qui relie la wilaya de Béjaïa à Alger et Tizi-Ouzou. Par ailleurs, ces citoyens n’ont pas apprécié le dépôt de plainte contre le P/APC d’Oued Ghir par le maire de Béjaïa, qui lui a imputé ce « soulèvement populaire ». «On veut des solutions, alors que d’autres compliquent la situation en portant l’affaire en justice», a-t-on regretté.

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