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Contribution de Cherif Aissat : La Soummam, de la guerre de libération à la paix

Pour nous, même celles des fascistes algériens, les vies privées et dignités humaines sont sacrées. Elles sont inviolables.

La Vallée de la Soummam, comme d’autres régions, s’est offerte à la guerre. Après un déluge de souffrances; elle a eu la libération sans l’indépendance. De nos jours, comme toute la patrie, elle a droit à la paix et à la dignité.

Lors des assises du Congrès de la Soummam, la variable temps était absente. Les révolutionnaires ont inscrit la libération de la patrie dans une durée illimitée ; les libérateurs de la patrie qui se battaient dans le Nord du pays ne savaient pas qu’Ain Guezzam ou Ain Amenas de Tiguentourine allaient faire partie de l’Algérie.

Aucune puissance au monde et encore moins le régime politique actuel ne lui offriront cette paix et dignité. Même au prix, cette fois-ci, pas en milliers mais en millions de milliards de dinars, la Soummam doit se les approprier en puisant dans ses valeurs intrinsèques qui sont fondamentalement paysannes. C’est la leçon qu’elle doit donner à tout le pays, y compris ses ténérés, ses déserts [1].

Pour alléger et aérer ce texte, la dérive des théories économiques [2] et les modèles mathématiques qui le supportent seront évités. Des notes et sources d’informations qui sont plus importantes lui seront adjointes à la fin du document.

La valeur d’une vie dans la Soummam

En Amérique du Nord, la valeur financière d’une vie [3] varie entre 4 et 8 millions de US$ ; considérons la moyenne de 6 millions de US$ comme sa valeur uniformément universelle. Au taux de change spot de cette veille de la non célébration du Congrès d’Ifri du 20 août 1956 qui est de : 1 DZD à 0.009091 US$ au certain ou de 1 US$ à 109.996 DZD à l’incertain, cet argument justifie la paix même si elle doit couter les millions de milliards de dinars introduits, l’épargne de vies et l’évitement de toute mort non naturelle, c’est-à-dire celle non décidée uniquement par Dieu.

La Vallée de la Soummam : son rayonnement se fera dans la paix

Dans la paix, les monts et ravins de cette Vallée donneront encore plus. En faire un théâtre pour marionnettistes qui ont peur de son histoire et qui, avec des livres ou déclarations sensationnalistes, agitent des opportunistes pour l’embraser afin d’achever la soumission de l’Algérie [4] est une lâcheté.

Ce sont les autres régions du pays qui ont besoin de plus de conférences, de baigner dans l’esprit d’ouverture de la Vallée de la Soummam.

Parce que l’Algérie est menacée, ces écrivains, politiques et chanteurs qui font de la Kabylie leur terrain de rente doivent par patriotisme se donner la peine d’aller dans les régions enclavées comme les désertiques régions frontalières où le terroir demeure sauvage, pur et confirmer à nos compatriotes que nous sommes des frères et soeurs.

L’Algérie dans un collisionneur d’intoxications et de manipulations

Les gains en milliards de dollars qui peuvent être induits par l’amazighité dans la santé, la justice et le commerce international ont été démontrés et estimés par nos soins [5]. À l’absolu opposé, dans une constitution bâtarde, l’institutionnalisation de tamazight s’est avérée être une fornication. En plus d’être une charge harassante pour les enfants, son enseignement dans le primaire est une gabegie financière mais dès qu’il est question de médias et du star-system local, tamazight devient une ruée sous les lampadaires qui éclairent mieux les gains financiers. `

L’ONDA vend le patrimoine, achète le silence et la soumission d’une clientèle [6]

 L’Office national des droits d’auteurs [va]distribue[r] plus de 87 milliards de centimes. Dans le lot des bénéficiaires, tamazight jouit certainement d’une part non congrue chez certains et d’aucune chez les autres. Cette clientèle qui fait des affaires avec le patrimoine scellera sa soumission : elle aura le glaive de la suspension du versement de la rente si elle se prononce sur la dotation de l’Algérie d’un hymne national bilingue en arabe et tamazight. Les enfants de la Kabylie ne sont pas dupes : ils savent que ces commerçants ne se déplacent que sur les places financièrement rentables, l’Amérique du Nord (Canard et USA) est à la mode et les occidentales en général parce qu’elles sont rémunérées en dollars.

Entendre un écrivain ou chanteur algérien, surtout les usinés à Paris, parti en conférence au Caire (Égypte) ou Ryad (Arabie-Saoudite) et y défendre l’amazighité de l’Afrique du Nord sera juste un acouphène.

En pleines vacances, la bombe centrale pond des décisions de feu

Les autorités publiques, monétaires algériennes et certains hauts cadres qui ont atteint le maximum de la courbe de Peter ; en exploitant de très faibles signaux envoyés en particulier par les anciens ministres de l’Économie, Agriculture, Santé et Télécom, nous avons produit en 2015 une rapide analyse sur les objectifs du Programme d’ajustement structurel du Fonds monétaire international appliqué à notre pays. Avec les informations de cet été incendiaire, elle s’avère très douce. Après les dernières décisions de la Banque d’Algérie, il est plus que clair que la guerre est déclarée à notre pays. Il devient de la survie de l’État de suspendre la signature du gouverneur de la Banque d’Algérie, de geler le Conseil du Crédit et de la monnaie, d’imposer leurs présences durant les conseils du gouvernement et de les soumettre à une obligation de communication bihebdomadaire.

Dans son Règlement 17-01 du 10 juillet 2017 relatif au marché interbancaire des changes et aux instruments du risque de change, l’ouverture des marchés financiers spéculatifs est clairement énoncée :

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Source : capture d’écran à partir du site internet de la banque d’Algérie. http://www.bank-of-algeria.dz/html/legist017.htm [7]

Cette ouverture s’accompagne de l’autorisation des virements internationaux qui malgré ces restrictions sont des passoires pour l’argent sale. Ce type de réglementation a fait la preuve de son inefficacité en particulier dans les transferts de l’argent des narcotrafiquants latino-américains vers l’Italie et Malte :

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Source : capture d’écran à partir du site internet de la banque d’Algérie.  http://www.bank-of-algeria.dz/pdf/virementselectroniques.pdf

Avec l’abaissement des réserves obligatoires des banques commerciales auprès de la banque centrale, c’est toute la série des Bâle 1, 2 et 3 sur les Capital Requirement Directives (CRD) et tout ce qui couvre les exigences pour la couverture des risques comme les effondrements bancaires et les Bank Run qui sautent.

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Source : capture d’écran à partir du site internet de la banque d’Algérie.  http://www.bank-of-algeria.dz/html/legist2017.htm

Au-delà de ces dispositions qui pavent les voies de l’enfer pour l’Algérie, il devient plus très clair que le séminaire sur l’économétrie d’Alger conduit par le Nobel en économie, le Français Jean Tirole, était de la poudre aux yeux, c’est la rencontre de l’officialisation de la prise en otage de notre patrie. [8]

Le Premier ministre en vacances 

Avec ces nouvelles dispositions de la banque centrale, son antipatriotique indépendance et la spéculation sur le dinar, il est possible de faire les inductions suivantes : une nouvelle dévaluation du dinar, sa convertibilité, l’ouverture des marchés publics comme la construction des petites infrastructures aux étrangers, la limitation des naissances et la libéralisation de la santé. En nous répétant, avant qu’elles n’adviennent et pour nous éviter les accusations de diffamation, toutes celles qui se réaliseront seront qualifiées de criminelles, de passibles de crime contre l’humanité.

Les conférences sur les théories des jeux, les produits dérivés (junk bonds ou obligations pourries) et les comportements humains face au risque lors du séminaire sur l’économétrie d’Alger nous permettent de faire du screening sur les vacances du Premier ministre à Nice (France) et Moldavie.

Il n’est pas dans la tradition des responsables algériens de parler de leurs lieux de villégiature et luxure. Nice et la Moldavie autant que la Croatie sont réputées pour le calibre décisionnel de niveau mondial de certains de ses estivants dans leurs palaces et châteaux. Le Premier ministre serait, au conditionnel, parti négocier certains conseils, assouplissements et délais de grâce auprès de ceux qui veulent la dépecer. D’autres auraient sonné les cloches aux responsables de la présidence de la République, lesquels ont allumé les djornanes et télés qui appartiennent aux barons et la grande cacophonie actuelle s’est produite. Sans lucidité, elle pourrait déboucher sur des drames.

Comme par hasard, les chefs de file de ce massacre sont des Français

À quelques exceptions près, tous les chefs de file du massacre de notre partie sont tous des Français. Plusieurs facteurs y concourent : 1) la France, chassée de l’Afrique centrale par les Américains qui veulent imposer l’anglais et le dollar comme c’est le cas au Zimbabwe, veut récupérer ses anciennes colonies, 2) la proximité linguistique des Algériens et des Français et l’oppression par cette langue du système éducatif algérien en le fermant à l’anglais, l’allemand et l’espagnol, 3) par ses djornanes-chiffons et télévisions, en surgonflant de piètres plumes en les couvrant de prix, la France a soufflé sur le feu de l’intégrisme religieux véhiculé par la belle langue arabe [9] et a alimenté le communautarisme algérien.

Le scénario de la déstabilisation de la Kabylie et de son embrasement se confirme

Sans aller dans le détail de la signification concrète sur la vie sociale et économique des Algériens, ces mesures si non bloquées entraineront l’écrasement des Algériens et la mainmise sur les richesses naturelles de notre terre ; en maintenant tout ce que nous avons dit dans notre analyse du programme du FMI de 2015, les Algériens doivent se mobiliser pour la paix, le travail de la terre et déployer une solidarité internationale. Ils doivent agir collectivement pour suspendre toutes les visites du Fonds monétaire internationale et de la Banque mondiale sur une période d’une année, sans fermer les portes des négociations.

Les Algériens doivent exiger du gouverneur de la banque d’Algérie de rendre public tous les accords signés avec ces institutions internationales et chasser de l’esprit toute idée de convertibilité du dinar parce que le risque d’être de voir l’Algérie inondée de fausse monnaie est élevé et la fuite de capitaux garantie.

La démission des députés qui se déclarent patriotes et la baisse de tous les salaires à un niveau de dix millions de centimes mensuels (100.000 dinars/mois) est une autre action à mettre en œuvre, elle redonnera un peu de confiance aux populations. En agissant ainsi, les Algériens se protégeront de la famine et de la violence, ils sauveront aussi les Tunisiens et les Marocains qui sont dans une situation plus grave.

La paix, la sagesse et le patriotisme pour sauver la patrie

La paix est la voie fondamentale à emprunter ; la sagesse et le patriotisme en dotant l’Algérie d’un hymne national bilingue conforteront le sentiment de l’appartenance de tous à la terre de la Soummam. Ces trois vertus sont simples à concrétiser ; elles permettront de maintenir l’État debout et d’affronter les problématiques complexes qui attendent avec plus de sérénité.

En cet anniversaire du Congrès, la Vallée de la Soummam et cette maison d’Ifri sont en droit d’exiger de ses députés de cesser de faire dans les fanfaronnades et de poser les deux questions suivantes : 1) Faut-il doter l’Algérie d’un hymne national bilingue et 2) Quels sont les rédacteurs de la constitution qui vous a permis d’être des élus ?  Cette Vallée doit connaitre la position de toutes ces personnes qui viennent étaler leur érudition et production littéraire sur un hymne national en tamazight.

Pour notre part, si élu à la présidence de la République, les premiers chocs simples à mettre en œuvre mais qui seront extrêmement violents seront : 1) la surévaluation du dinar d’environ 50%, 2) la dotation de la patrie d’un hymne national bilingue, 3) la suppression de tamazight dans l’enseignement au primaire et l’imposer dans tous les cycles universitaires, 4) le doublement de la population et la construction de villes durables dans le désert.  Les plus complexes seront : 1) la dotation de l’Afrique du Nord d’une monnaie internationale ancrée sur la terre et la terre et 2) désamorcer cette bombe qu’est ce gigantesque réservoir souterrain de dioxyde de carbone dans la région d’Ain Salah parce qu’un petit drone peut exploser le territoire et déclencher la disparition de la nature. Même si c’est un breakmanship bien plus grave que la Crise des missiles de Cuba, les Algériens et les Nord-Africains le réussiront à une seule condition : aimer la Patrie comme des fous en faisant attention à ne pas fracasser cette Kabylie, cette sublime Jarre.

Cherif Aissat.

Notes et sources d’informations

[1] Cherif, Aissat. Algérie : La peur d’une révolution pacifique est la voie pour la guerre. http://www.mondialisation.ca/algerie-la-peur-dune-revolution-pacifique-est-la-voie-pour-la-guerre/5555361.

[2] a. Paul, Krugman. How Did Economists Get It So Wrong. http://www.nytimes.com/2009/09/06/magazine/06Economic-t.htmlLa faillite des pratiques et théories économiques est synthétisée dans ce passage : “And in the wake of the crisis, the fault lines in the economics profession have yawned wider than ever. Lucas says the Obama administration’s stimulus plans are “schlock economics,” and his Chicago colleague John Cochrane says they’re based on discredited “fairy tales.” In response, Brad DeLong of the University of California, Berkeley, writes of the “intellectual collapse” of the Chicago School, and I myself have written that comments from Chicago economists are the product of a Dark Age of macroeconomics in which hard-won knowledge has been forgotten. What happened to the economics profession? And where does it go from here?”

  1. George A. Akerlof & Robert J. Shiller. The Economics of Manioulation and Deception. « The 2008 collapse had portents similar to the Crash of 1929 […] and the world’s central banks intervened promptly; in coordination; and in appropriately high volume. The recovery has been weak; but thank God, we have not entered the mini Dark Age of that earlier era. » Chapter 10: Michaeal Milken Phishes with Junk Bonds as Bait. p. 134. Mais il faut le mettre en perspective avec les chapitres 4, Rip-offs Regarding Cars, Houses, and Credit cards et 9, Bankrupcy for Profit.

« Three Inventions. Facebook The life of Yale undergraduates is competitive […]. Thus even at this elite college, the intensity of competition still leaves a need for recognition. It is quite possibly a lealthy adaptation to create an alternative virtual universe, with an alternative currency of respect: such as « likes » from friends on Facebook. » « You can’t post pictures of your dog all the time because that’s boring ». p. 99. Ce livre est encore plus sévère sur la faillite de la pensée économique. Il est traduit en francais sous le titre : économie de dupes.

[3] Dans l’économique anglo-saxonne, c’est le concept de Value of Statistical Life en usage dans le domaine des assurances. Elle dépend des dépenses de santé, la qualité de la vie et des revenus.

[4] Cherif, Aissat. Algérie. Révision de la Constitution : soumission à l’ultralibéralisme et au club Bilderberg. http://www.mondialisation.ca/algerie-revision-de-la-constitution-soumission-a-lultraliberalisme-et-au-club-bilderbeg/5388795. C’est un texte de 2014.

[5] Cherif, Aissat. Algérie : Impacts économiques de tamazight.  Université de Montréal. Avril 2014. https://www.youtube.com/watch?v=BRJRoba3-Yk

[6] En consultant le site internet de l’ONDA à l’adresse : http://www.onda.dz/index.asp, seuls deux rapports d’activité sont affichés. C’est à se demander d’où vient ce montant de 87 milliards de centimes. Nous avons établi le lien entre ces droits d’auteurs et l’accord sur les ADPICs ou TRIPs dans ce texte sur Lounes Matoub, le parcours d’un artiste et le bonheur national brut. http://www.mondialisation.ca/algerie-le-parcours-dun-artiste-et-le-bonheur-national-brut/5530228

[7] a. Dans notre analyse des impacts du programme d’ajustement structurel du FMI imposé à l’Algérie, nous avons survolé rapidement ces aspects dans cette vidéo. Cherif Aissat. Modeste analyse des effets du programme d’ajustement structurel en Algérie. https://www.youtube.com/watch?v=2XqZ5rGf8fM. Cette analyse est le montage de trois séquences montées. La légère démonstration mathématique visible à partir de la 55è minute. La première partie réservée aux analyses normative et positive a été faite en toute lucidité à Montréal. Pour une honnêteté intellectuelle totale, la seconde partie réalisée à Ottawa est marquée par une Ivresse. Cette partie aurait gagné à être plus précise.

b. Pour les produits dérivés ou toxiques, une littérature est disponible dans des sites internet de vulgarisation.  Ils sont marqués par le risque mesuré par des probabilités. Leurs modèles sont l’apanage de mathématiciens comme  Jean-Charles Rochet (University of Zurich) qui a fait partie de la délégation de mercenaires venue à Alger et conduite par Jean Tirole.

c. Un point de vue sur les statistiques : « Le point en cause est la mesurabilité de la probabilité. Pour [Frank] Ramsey, la probabilité d’un événement est mesurable: elle dépend selon lui du degré de croyance que l’agent concerné a en la réalisation de cet événement. Pour Keynes, au contraire, la probabilité n’est pas mesurable; elle n’est pas même définissable. » « […]Pour Keynes, la théorie des probabilités traite de l’incertain non mesurable. Une probabilité est l’attribut non d’un événement mais d’une proposition, ce qui rend vaine toute tentative de mesurer cette probabilité. ». « Disraeli : « Trois degrés dans le mensonge : il y a le mensonge, le satané mensonge et la statistique » ». Frédéric Poulon. La pensée économique de Keynes. 2016. pp. 23-25. (Frank Ramsey est un mathématicien aussi brillant que Nash, il est mort très jeune – à 27 ans – Il a eu le temps de « foutre en l’air » l’économique).

[8] Si certains Français sont visibles, d’autres plus dangereux encore comme Olivier Blanchard agissent une plus grande discrétion.

[9] Shadi Hamid. Islamic Exceptionalism. How the Struggle Over Islam Is Reshaping The World. St Martin’s Press. New York. June 2016. [Chapitre : Islam, Liberalism, and the State] As I explored in my previous book, democracy and liberalism have generally gone hand in hand in the Western experience, to the extent that the two concepts became inseparable in the public imagination. This has led to quite a bit of analytic confusion. Liberalism is about a set of rights and liberties, including freedom of speech, conscience, and religion, with the ostensible aim of expanding individual  autonomy and agency. The protection of such freedom depends on the rule of law, drawing from constitutional principles that enshrine nonnegotiable rights. The word « nonnegotiable » points to the inherent tensions between constitutional liberalism and democracy. With certain rights built into the system from the very start, clear limits are imposed on what elected majorities can hope to do. pp 249-250.

Is Islam the Most « Modern » Religion?

Indeed, conservative Muslims and Islamists are routinely portrayed as backward fundamentalists alienated by modernity and all that comes with it. Yet Islam may very well be the most « modern » of the monotheistic religions ans perhaps of any major religion. […] Within Islam’s vast legal tradition, there are a number of ideas and precedents that lend thmeselves to modern notions of social justice, rule of law, and democratic politics. In practice, this meant that there was no reason for Muslims to choose modernity over Islam. You could be fully Muslim, or even fully Islamist, and still be fully modern. p. 54.