Accueil / Actualités / L’association Socio-Culturelle de Semaoune mobilise les femmes dans leur commémorative journée

L’association Socio-Culturelle de Semaoune mobilise les femmes dans leur commémorative journée

L’association Socio-Culturelle de Semaoune mobilise les femmes dans leur commémorative journée Aujourd’hui le 9 mars, c’est le tour au village de Semaoune, commune de Chemini pour fêter la journée de la femme à sa façon !

Entre les crêtes des montagnes de l’Akfadou, la joie des femmes du village de Semaoune, un des villages qui avait donné le plus grand nombre de martyrs, émerge pour faire entendre la voix des femmes fêtant cette journée commémorative de 8mars. L’association socioculturelle de Semaoune donne toute liberté aux femmes pour organiser la célébration de la commémoration de leur sacrée journée, les femmes se donnent à font pour mettre plus de valeur à cette occasion, elles activent sans trêve pour s’exprimer par tous les moyens qui leur semblent bons pour mettre en valeur leurs apports à l’art, à la culture, à la société, au quotidien et à l’avenir notamment.

Dès le début de la matinée, elles œuvrent dans la bonne marche de la célébration, une énorme exposition, riche en divers métiers manuels et autres, ayant attrait à l’artisanat, aux anciens métiers tel le métier à tisser et celui de la confection des nattes et chapeaux par la fibre de palmier nain “ousrane” ancien métier reconnu notamment pour les Ath Waghlis , ainsi que d’autres métiers utilitaires au quotidien comme la couture et l’évolution de la robe Kabyles, divers modèles régionaux de cette dernière, de la broderies du travail au crochet, des nappes et napperons en fin fil , beaucoup de domaines qui marquent l’évolution de la femme de la région, l’innovation remarquable dans tous les métiers exposés interprétant l’ouverture de la femme sur le monde et sa tendance à apporter sa touche personnelle dans les domaines qui la concernent et pourquoi pas dans l’éducation de ses enfants et dans l’entretien de son foyer ainsi que dans sa façon de se comporter. De variés plats de cuisine, traditionnels, sont aussi au rendez-vous afin de montrer la bonne cuisine de la région et pour nourrir la fraternité dans ce village, tous ces plats sont aussi destinés à faire le festin pour tous les présents. Sans oublier le concours de la meilleure coiffure, de belles et modernes coiffures sont à démontrer où la joie des petites filles régnait en y servant de mannequins. A signaler que chaque métier exposé est soumis à un jury pour discerner à la fin des prix pour le meilleur travail de chacun

Deux conférences sont programmées, la première porte sur les sujets juridiques, animée par maître Sonia Djerroud, qui ouvre le débat pour toutes les présentes afin de s’informer sur tout ce qui les préoccupent, s’informer sur leurs droits et leurs devoirs, sur le code de la famille notamment. La deuxième conférence est d’ordre médicale , animée par un médecin afin d’opérer une séance de sensibilisation sur les différentes maladies qui sont proches de la femme, qui la guettent de prêt ou de loin tel les différents cancers, cela peut prévenir afin d’éviter tout mal pouvant lui arriver bêtement et spontanément.

C’est dans un sens instructif que l’association veut et recherche la prévention de la femme, puisque instruire une femme c’est instruire toute une société et lorsqu’on veut éliminer le mal c’est savoir l’attaquer à sa racine, n’est ce pas cette femme est la base de tout fondement de toute société ? L’association socioculturelle de Semaoun veille sur le bien-être de la société, et juge que la femme doit être instruite et le meilleur cadeau pour elle, ne se résume guère en une fleur ou à un bijou, c’est plutôt lui ouvrir d’autres perspectives et d’autres dimensions plus utiles, plus instructives et plus formatives qu’un gala de chant ou un bal de danse.

Un reportage s’impose en faveur des femmes du village qui avaient marqué la société, de grandes Moudjahidates qui avaient subi et payé cher leur vie et les avaient sacrifiées, ainsi que leur tendre jeunesse pour servir leur pays, ces femmes que ni les livres d’histoire ni les médias ni autres n’évoquent ni avaient évoquées auparavant , elles sont inédites, méconnues, restent dans l’ombre, elles n’exigent aucune récompense ni attendent quoi que ce soit des leurs ou même de leur pays. Les sages femmes du village également étaient évoquées de passage, ces femmes qui exerçaient le plus noble des métiers, ces femmes courageuses qui font face au plus dures et atroces douleurs de leur semblable et ainsi accueillent des anges avec tendresse et sourire pour juste servir l’humanité, un salut et un remerciement en contrepartie, elles sauvent des vies et apaisent des âmes.

Une pièce de théâtre est à l’ordre de jour, jouée par la troupe de l’association qui porte le nom de “Imghan n uzekka” sous le thème, “Andama thasad thagara” interprétant l’un des sujets sociaux, lorsque le regret s’impose après une suite de péripéties où le manque de conscience et de maturité n’engendre que des amers regrets et de mortels remords, une pièce qui développe plus de tirades instructives qui donnent à réfléchir dans une langue très soutenue porteuse d’une culture ancestrale qui prime malgré le temps et l’époque.

La tombola conclut la cérémonie, ainsi que la distribution des prix aux méritantes faite dans la transparence totale, toutes sont joyeuses et satisfaites pour cette journée mémorielle qui commémore la journée de combat de la femme, où la jante féminine envahissait les rues pour exprimer son mécontentement pour revendiquer ses droits et exigeait l’égalité de sexes, puisqu’on reconnaît que sans la femme l’homme n’est qu’une moitié.

 Wahiba Arbouche Messaci/BéjaiaNews