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Le 20 août, une date à ne pas oublier !

20 août, date qui renvoie à deux illustres événements fondateurs marquants l’histoire de l’Algérie, chacun a son considérable apport pour notre indépendance.

Si nous parlons de 1955, l’histoire évoque l’offensive de nord du Constantinois, l’insurrection attribuée à Zighoud Youcef et son adjoint Lakhdar Ben Tobbal, c’était une lutte pour la dignité humaine, une lutte contre un colonial qui s’arrogeait tous les droits et les indigènes qui se battaient pour survivre au quotidien, un stratagème de la part de cet habile enfant du Constantinois.

Lorsqu’il est question de 1956 c’est le mouvement décisif de la structure de la révolution qui y avait eu lieu, le congrès de la Soummam, un mémorable événement marquant le parcours de la lutte de libération nationale, organisé par le géant Abane Ramdane, le cerveau et l’architecte de la Révolution, en tant que secrétaire général. présidé par le digne enfant des Aurès, Larbi Ben M’hidi de la zone V.

Ce congrès se voulait déterminant, avait pour but la charte structurant l’ossature d’un mouvement de l’insurrection, il avait su réunir la majorité des dirigeants, tenu en plein combat au cœur même de la Kabylie , le centre des luttes  sans que l’ennemi découvre ni la date non plus le lieu, la surprise l’avait totalement dérouté.

La zone III , fut choisie pour accueillir les congressistes parce qu’elle remplissait les conditions de sécurité, de confiance notamment, que le lion de Djurdjura , le colonel Amirouche (lieutenant à cette époque là) avait prise en main durement mais sûrement, grâce à sa place prépondérante qu’il occupait au sein de la Kabylie, par sa vive vigilance approuvée, son sens de domination des lieux , son intelligence dont  les Kabyles chantent jusqu’à nos jours les mérites., Ajoutant à tout cela les conditions d’organisation, ainsi le village d’Ifri, Ouzellaguen, proche de la forêt d’Akfadou, était élu pour porter ce trophée historique dans l’Histoire d’un peuple opprimé, à la recherche de la liberté par même les plus rudimentaires moyens.

Les participants, “les vivants” parmi eux étaient venus de toutes les zones du pays, au rendez-vous, le cœur optimiste car chacun était convaincu que l’organisation de leur mouvement s’imposait en urgence et quoique les conditions soient hostiles et précaires.

Malgré la férocité de pouvoir colonial et de pouvoir fédéré des chefs avec des ambitions différentes, des idées parfois divergentes, la réunion était sortie triomphante avec le miracle divin , la volonté de fer de ces nationalistes aux nerfs d’acier et puis l’union fait la force !

10 jours de discussion les séances du congrès débouchèrent sur des cadres organisationnels importants représentés sous formes de décisions militaires et politiques, le congrès de la soummam avait su structurer tout ce qui se passait anarchiquement, opérant d’abord la division territoriale en différentes wilayas,ordonnant et structurant l’Armée de Libération Nationale (ALN) en faisant des moudjahidines des combattants disciplinés , organisés, obéissant à une tactique militaire, “ Le congrès de la Soummam nous a donné ce formidable sentiment que nous avions déjà un État », dira quelques années plus tard, Ali Lounici, officier de l’ALN, willaya IV.

Une stratégie d’union du peuple était installée , tous couraient derrière cette fugitive “’indépendance” nationale, tous espéraient mener leur vie dans la dignité et la paix, malgré les désaccords sur les différents plans qui surgissaient de tout ordre, idéologique, religieux, social et autres,

N’est ce pas ce congrès qui avait changé l’aspect et l’image de la résistance nationale ?

« Au lendemain du congrès, le FLN cesse d’être un sigle et devient une institution politique avec ces organes et son programme » disait un historien.

Le congrès de la Soummam est propre à ce déplorable et pitoyable peuple, son ambition avait transformé l’espoir en grandeur, de sa terre fertile arrosée abondamment du sang des Misérables au point d’arracher durement la liberté tant recherchée…..pour que nul n’oublie.

Wahiba Arbouche Messaci / BéjaiaNews