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Le secouriste des blessés du printemps noir accablé par la justice algérienne

Le citoyen Arezki Akkouche natif d’Akbou marié  et père de deux  enfants , pharmacien de formation se trouve aujourd’hui tout à fait démuni devant l’intimidation administrative, policière et judiciaire sans précédent ….

La genèse de cette affaire remonte à  la journée du 18 juin 2001 ,date entachée de sang , de larmes ,de tristesses et d’amertumes. En effet lors de cette journée les forces répressives des sieurs Zerhouni et Boustilla ont organisé une expédition punitive dans la ville d’Akbou en guise de revanche a la marche du 14 juin ! Cet assaut criminel a terrorisé et martyrisé la région, laissant des séquelles aux conséquences dramatiques. d’ailleurs durant la journée du 18 juin trois jeunes : Sidhoum karim,Nekkali Abdennour et Arzoug Slimane seront assassinés et deux autres : Mesbah Karim et Chekkal Rachid suivront le lendemain . Beaucoup de citoyens seront blessés dont des handicapés a vie.

Face à cette terrible tragédie et au manque flagrant de médicaments de première urgence, un appel a été alors lancé aux pharmaciens pour en doter les structures de santé submergées de victimes. Cependant, un groupe de jeunes s’est dirigé vers l’officine publique que gérait à l’époque Akkouche Arezki a Amalou Ce dernier a été sommé d’alimenter l’hôpital en médicaments, sans pouvoir s’y opposer, afin de préserver le local. Ils l’ont obligé sous la menace à ouvrir l’officine dont il était responsable pour s’approvisionner en médicaments. Il essayé de leur expliquer vainement que l’établissement est un bien de l’Etat, mais sous la menace de brûler la pharmacie et afin d’épargner son intégrité physique, il a cédé comme l’ont fait pratiquement tous les pharmaciens de la ville

Pour sa couverture, de jeunes manifestants l’ont accompagné chez le maire et le «surveillant» de l’hôpital d’Akbou pour lui faire signer une décharge, qui a été envoyée en juin 2001 à la direction de l’ENDMED.Akbou.

Un mois plus tard, la direction a envoyé un inspecteur pour passation de consignes. D’ailleurs il n’était pas licencié, mais remplacé et muté vers l’agence d’Akbou, avant que son employeur ne dépose plainte contre lui faisant fi de la décharge signée par le surveillant de l’hôpital d’Akbou attestant que les médicaments en question sont réceptionnés au niveau de l’hôpital , s’en est suivre ensuite une compagne d’attestations signées par les différentes structures ( maires , comité de suivi, coordination des quartiers et des villages, associations ,manifestants ,délégués..…) confirmant que le pharmacien AREZKI AKKOUCHE agit par contrainte et les médicaments se trouvent à l’hôpital d’Akbou.

La justice aux ordres le condamne en 2007, à 6 mois de prison ferme assortie d’une amende de 10 000 dinars, pour avoir «cédé des médicaments de première urgence, sous la menace, à des jeunes manifestants». Malgré qu’il a fait un pourvoi en cassation, mais sans résultat, la Cour suprême en 2016 a confirmé le verdict de la deuxième instance pour « délaissement des biens publics»

Pour rappel, j’étais cité comme témoin dans cette affaire et lors de mon passage devant le juge d’instruction du tribunal de Bejaia ,il a tenté de m’intimider allant jusqu’à nier l’existence même des événements du printemps noir ! Pour lui il n’y avait ni mort d’hommes et ni blessés ! Face à mon intransigeance, il me menaça de me jeter en taule pour outrage et offense ! Se sentant humilié par ma déposition, il tentait d’esquiver et de trouver des subterfuges ! Même l’ex surveillant de l’hopital d’Akbou en l’occurrence mr Mahfi Said dans son témoignage a confirmé la même version .

Plus de 17 ans après les événements tragiques du Printemps noir de 2001, l’affaire des poursuites judiciaires engagées a l’encontre des citoyens refait surface et mr Akkouche Arezki marié et père de 2 enfants est injustement poursuivi dans cette affaire dont est la principale victime ,il risque la prison pour des faits dont il est innocent et malgré aussi les accords conclus lors des négociations entre le gouvernement et les délégués de l’aile dialoguiste des âarch concernant l’annulation des poursuites judiciaires engagées dans le cadre des événements…

Aujourd’hui plus que jamais l’heure est à  la mobilisation et a l’union de toutes les forces démocratiques et patriotiques car un pouvoir qui assassine et qui laisse les citoyens mourir par des grèves de la faim est capable de tout pour se maintenir ! La population doit maintenir la mobilisation et demeurer vigilante face a ces pratiques sournoises et mafieuses ! Toutes et tous dans la rue pour dégager ce système et rendre justice aux victimes de l’arbitraire de l’injustice tels mr Akkouche Arezki qui a déjà perdu son emploi, ses rêves, sa santé…..et qui risque de tout perdre ……

Acculé par un soulèvement populaire historique du peuple algérien qui revendique clairement le départ immédiat et inconditionnel du système en place, le pouvoir tente ces derniers temps d’actionner ses relais locaux et d’instrumentaliser l’appareil judiciaire pour faire peur aux citoyens et de créer une diversion ! Ce n’est pas par hasard qu’après 17 ans ils reviennent a la charge en Kabylie et plus exactement a Akbou fief du mouvement citoyen pour harceler un paisible citoyen qui se trouve dans un état psychologique traumatisant à cause de l’injustice qu’il continue de subir depuis 2001 date de déclenchement des évènements du printemps noir dont les assassins, les commanditaires et les ordonnateurs vivent dans l’impunité totale !

Nous sommes tous Arezki Akkouche ! Arrêtez nous tous bande de criminels ! Que ces fossoyeurs cessent leurs intimidations et leurs harcèlements envers les militants politiques et les citoyens en générale !

L’histoire s’accélère et l’injustice ne résistera pas face a la mobilisation citoyenne ! Courage mon pote Arezki , le combat pour la réparation de l’injustice que tu es entrain de subir vient juste de commencer ! Restons unis, déterminés ,engagés et mobilisés ! A nous la victoire et a eux la poubelle de l’histoire !

Zahir  Benkhellat