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5 octobre

Les funestes émeutes d’octobre 88

Il y a 29 ans déjà… un certain 5 octobre 1988, une date fatidique qui marque éternellement l’Histoire contemporaine de l’Algérie, la date des funestes émeutes sanglantes qui avait engendré des milliers de victimes.

Nombreux étaient-ils, les jeunes de tous âges confondus à crier l’injustice, la famine, la mal-vie, la pénurie, la détérioration la dégradation continue, les crises aiguës dans tous les domaines, ils bavaient l’interdit en sortant dans les rues pour exprimer leur dégoût, leur lassitude, pour dire NON à l’injustice, NON à l’exploitation et NON aux brimades et Non aux spoliateur pouvoir qui ne cessait d’opprimer et de réprimer. Les manifestants scandaient des mots très expressifs, et avaient exprimé leur colère sur destruction de tous les biens publics, des infrastructures étatiques auxquels ils avaient eu accès car l’armée, nourrie d’esprit de vengeance, n’avait pas tardé à sortir sa réserve et la riposte était impitoyable, le bilan n’était donc que lourd à supporter, des milliers de blessés et d’autres de victimes.

Une multitude d’interprétations, de qualifiants avait été suggérés pour définir ce soulèvement, “bagarre”, “ le chahut d’enfants “ “l’attaque des voyous “.Pourtant c’était généralisé et avait touché l’ensemble de villes algériennes, quelque soit le nom donné pour qualifier cet acte mais il reste grandiose aux yeux de tout Algérien conscient du poids de la misère qui pesait sur chacun et puis nous ne pouvons nier que cet événement constituait le pas géant que l’Algérie avait enregistré afin de réaliser une certaine libération de la sève démocratique qui est d’une importance capitale pour notre société. Nous leur devons la naissance du multipartisme donc une garantie des libertés démocratiques et de la presse indépendante, des libertés individuelles, c’est en quelque sorte la fin d’une époque et la naissance d’une autre qui avait ouvert des perspectives de développement, d’émancipation, d’évolution en grosso modo.

Le 5 octobre 88, une date qui reste ancrée dans les mémoire algériennes , c’est une tragédie nationale pour les uns, et un grand espoir pour les autres, évoquer ce souvenir c’est remuer le couteau dans la plaie car après tant d’années, nous nous retrouvons dans le même point de départ qu’autrefois , dans une Algérie souffrante, sans issue qui demeure dans son cris de l’agonie en attendant toujours cette “magique” main salutaire qui, un jour où l’autre, lui serait tendue avant son dernier râle.

Wahiba Arbouche Messaci/BéjaiaNews