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Lettre à Mr Emmanuel MACRON, président de la France

Montréal, le 05/02/2018.

  Mr Emmanuel MACRON, président de la France

55 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris.France.

Par respect pour notre patrie, copie à Mr Abdelaziz BOUTEFLIKA, président de l’Algérie.

Monsieur Emmanuel Macron, président de la France,

Si nous avions lu votre confirmation ou infirmation de l’ornement par une Jarre de l’une de vos résidences, nous aurions été heureux. Dommage ! Cette anecdote véhicule sans aucune distinction ni ségrégation ce qu’il y a de bon et de beau chez tous les vivants.

Monsieur Emmanuel Macron, président de la France,

En l’absence de la vérité, le doute devrait être de rigueur. Mais l’intime conviction autorise le doute à être une certitude; pour que cette dernière devienne vérité ; nous devons avoir foi en notre intime conviction qu’elle l’est.Nous avons cette foi.

Nous avons la certitude que vos services de documentation, les secrets inclus, vous ont listé nos documents dans lesquels nous avons signalé quelques-unes des actions de l’État français qui ont produit les situations qui prévalent dans certains pays africains, et en particulier dans notre patrie, l’Algérie. Par le désastre produit par certaines d’entre-elles, la responsabilité de l’État français est entière, celle de l’État algérien tout autant.

À la différence de la philosophie, nous considérons qu’une certaine littérature et poésie quand elles accompagnent la mathématique sont aussi des sciences pures, exactes et dures sous la condition sine qua non qu’elles soient portées par la sagesse et non la rationalité.

Charles Péguy, en décortiquant « Nul n’est censé ignorer la loi », fait partie de ceux qui nous ont conforté dans notre antirationalismeetopter définitivement pour l’usage de la sagesse des vivants dans tous les calculs.

Monsieur Emmanuel Macron, président de la France,

En plus de tout ce que nous avons dit et écrit précédemment sur la loi fondamentale algérienne ; récemment nous avons argumenté et démontré que les constitutions de la Tunisie,Algérie et Maroc sont indignes de leur histoire, qu’elles sont des artifices pour leur domination et prédation, qu’elles consacrent l’intérêt privé au détriment du collectif, qu’elles concentrent la richesse au lieu de la répartir selon les résultats justes et non les règles justes.

Monsieur Emmanuel Macron, président de la France,

Lors de votre dernier déplacement en Tunisie, vous avez affirmé que la « constitution de la [Tunisie] est exemplaire ». En s’opposant à la nôtre, votre appréciation a accéléré notre présente initiative qui était prévue pour une autre date et un autre événement en relation avec les droits de l’homme etinvestissements réputés français en Algérie. En nous concentrant uniquement sur nos positions antagoniques sur les constitutions des trois pays cités, ci-après nosarguments sous deux options.

La première : dans une acception mathématique, nous considérons que votre déclaration est sincère et vraie. Vous suggérer de réunir votre Congrès, lui proposer de faire de la constitution tunisienne la loi fondamentale de la République française et la soumettre ensuite à un référendum populaire relève de l’irrespect. Par contre, les Tunisiens seraient ravis de connaitre l’identité de tous les membres du Comité de rédaction de leur constitution et sous votre règne, votre République les honorerait avec des médailles de mérite et des récompenses financières et il vous serait loisible d’étendre cette perspective à l’Algérie et au Maroc.

La deuxième qui est la négation de la première : votre déclaration relève d’un appui politicien qui participe à maintenir active l’opposition de certains Tunisiens, Algériens et Marocains à leur loi fondamentale respective ou collectivement contre les trois en même temps. Pour notre part, nous considérons ce jeu malsain. Dans le cas du texte de l’Algérie, nous continuerons, dans les mêmes circonstances que les courantes, à le qualifier de bâtard, d’illicite, d’illégitime et d’illégal.

Mais, en plus de continuer à appeler à la paix en Algérie et dans toute l’Afrique du Nord, nous continuerons à supplier les Algériens à maintenir l’État debout, à demeurer pacifiques, à éviter toutes les manifestations populaires de masse. Pour faire entendre leurs voix, ils en appelleront aux élus jouissant de l’immunité contre la violence, à défaut ils organiseront une défiance en légitimité et légalité.

Conscient de l’extrême vulnérabilité de notre pays, l’Algérie, et de tout le Maghreb Nord-Africain, nous continuerons à appeler les Algériens à chérir les soldats algériens qui sécurisent dans d’affreuses conditions nos frontières non pas contre les peuples voisins et frères mais contre toutes les organisations criminelles qui menacent les populations, l’intégrité du territoire et certaines forces militaires étatiques qui constituent plus une menace additionnelle qu’une protection parce qu’elles agissent en dehors de la légalité du droit international onusien pour garantir à des intérêts économiques des approvisionnements à bas coûts et très hauts rendements.

Monsieur Emmanuel Macron, président de la France,

Aux Algériens, à tous les Africains, nous répéterons qu’il y a d’autres formes de terrorismes qui doivent être considérés comme des crimes contre l’humanité lesquels doivent être inclus par amendement dans le chapitre II du Statut de Rome qui a institué la Cour pénale internationale. Parmi ces terrorismes, nous citons deux :

  1. Le terrorisme monétaire conduit par le Fonds monétaire international (FMI) que dirige une de vos compatriotes. Nous nous sommesopposé à la dévaluation du dinar algérien, nous avons défendu une coopération plus intense pour un rapprochement des politiques monétaires au moyen du taux de change entre tous les pays de l’Afrique du Nord, Pays du Sahel inclus. Nous continuerons à dénoncer le caractère génocidaire du franc des colonies françaises en Afrique devenu franc de la coopération française en Afrique. À toutes ces fins, nous avons en chantier une monnaie ancrée sur l’air et la terre pour la commercialisation des ressources naturelles et vous avez été informé au même titre que l’ONU et certains ambassadeurs qui y sont accrédités de notre initiative internationale sous l’acronyme BRINA pour une monnaie valorisable sur la Base des Richesses Naturelles Algériennes (et Africaines). Si dans ce domaine le pouvoir de décision nous échoit en Algérie, notre première décision sera de coter de jure le dinar algérien à une valeur strictement supérieure à un centième d’euro dans une première étape et que nous remettrons la fixité du taux de change si le dinar algérien passe au flottant impur. Par simplicité, cette action est motivée par l’indispensable mise à niveau du temps algérien par rapport au temps occidental parce que le temps c’est de l’argent et à l’incapacité de la monnaie algérienne à affronter les terreurs des marchés monétaires. À la différence de votre expression « réformes douloureuses », nous réinformons les Algériens que les effets d’une telle action seront d’une violence proportionnelle à toutes les dévaluations passées et futures, qu’elle altérerait aussi les termes de l’échange de certains pays qui profitent d’agissements mafieux et du laxisme dans le contrôle dans les mouvements de capitaux.
  2. La prédation des ressources naturelles et la destruction de la nature. Le sous-développement systémique dans lequel a été enfoncé l’Algérie et d’autres pays voisins et hérité pour partie du colonialisme françaisest si évident qu’il ne nécessite aucune argumentationest aussi assimilable à un terrorisme qui porte préjudice à l’humanité entière.

En le répétant, les phraséologies considérées comme étant les constitutions de la Tunisie, Algérie et Maroc se ressemblent. Les domaines de la nature et du développement durable ont été couverts dans une affligeante codification. Un esprit plus coopératif et réellement soucieux de la préservation de la biosphère vous aurait fait proposer aux trois pays votre minimaliste et verbeuse Charte sur l’environnement annexée à votre constitution.

Dans le cas de l’Algérie, nous agirons pour qu’elle fasse de l’ensemble du vivant un monde plein. Différemment de votre formule fallacieuse et dépassée qui dit « Qu’afin d’assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins », nous travaillerons pour une codification léonine du développement durable qui s’inspirera de la Déclaration de Rio (1992) et ses mécanismes portant sur l’Agenda 21 tant local que national et qui inclura les Principes de l’Équateur (Equator Principles). Nous agirons aussi pour que le développement durable soit enseigné à partir du collège pour que les populations y introduisent les usages et traditions amazighes, musulmans et arabes.

La rationalité mesure sans sagesse. Avec sagesse et dans des standards et normes comme le Genuine Progress Indicator, le Happy Planet Index, le Footprint et le Gross National Happiness, ce sont les populations qui connaissent aussi les besoins des animaux et qui reconnaissent leur dette envers la nature qui établiront un bilan et une balance des consommations. Ces évaluations seront ensuite confrontées aux ratios et indicateurs macroéconomiques même s’ils sont stupides dans les contenus de leurs formalismes mathématiques : inclure les bénéfices non répartis et les stocks de production non vendue dans le calcul du niveau de vie est la supercherie que nous fournissons comme argument pour notre qualification de ces ratios de stupides. Si nous avons poussé le détail à ce niveau, c’est pour vous rappeler que votre république sous la direction de l’un de vos prédécesseurs a mis dans les tiroirs de vos archives un rapport dans ce sens confectionné par une commission composée de célébrités économiques et politiques.

Toutes ces contraintes liées au développement durable si tant elles le sont permettront à la vie de reprendre ses droits, de gagner en bien-être et en argent parce qu’elles seront converties en monnaiequi dépendra de l’air et de la terre comme nous l’avons écrit dans ce document.

Monsieur Emmanuel Macron, président de la France,

En dernière partie, les droits de l’homme. Si les rédacteurs des constitutions de nos trois pays Tunisie, Algérie et Maroc avaient inclus votre Déclaration universelle des droits de l’homme qui a couté un génocide, celui de la Vendée, à la France maisamputée de « et du citoyen »et « sous les auspices de l’Être Suprême » qui sera remplacé par « l’être humain d’émanation divine » ou une formule approchante, nous aurions remercié la France.

Nos compatriotes doivent savoir que la responsabilité du génocide vendéen est aussi partagée par ce Français qui a participé à l’instauration de votre République. C’est une autre preuve du caractère stochastique et versatile du comportement humain qui exige que la nature humainedoive être abordée avec sagesse et non rationalité. Il est difficile de croire que l’homme qui a bataillé contre la monarchie sur des sujets pour instaurer une république respectueuse de tous ses citoyens unis par la fraternité et la solidarité ait appuyé un crime de masse.

Il est connu que même si elle a été proclamée à Paris en 1948, ce n’est qu’en 1980 que la France a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme initiée par un Panaméen et dont la rédaction et mise au point ont été l’œuvre d’un Chinois et d’un Libanais à San Francisco aux États-Unis d’Amérique.

Avec votre patriotisme politique, les intérêts de votre pays exigent de vous de faire tous les types de déclarations et louanges pour ceux qui bradent le leur. Durant les années 1990, dans les espaces publics internationaux, la recherche de la paix et la cessation du viol des droits humains des Algériens a trouvé opposition chez les conducteurs de la diplomatie française. Antérieurement à cette période, un Algérien, leader de ces droits a été assassiné à Paris. Présentement, la France viole les articles 13 et 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Nous continuerons à espérer que la France dénoncera l’indignité de la valeur actuelle de la ligne de pauvreté internationale (International Poverty Line) et agira pour que la Déclaration de Philadelphie soit un droit international contraignant.

L’expression Paradis fiscal ou Tax Heavenest devenue célèbre. Avec un sentiment triste, nous vous disons que la France est devenue un paradis judiciaire, que nous traduisons par Crime Heaven, un paradis pour l’impunité.

Monsieur Emmanuel Macron, président de la France,

Nous sommes conscient que le Conseil de Sécurité de l’ONU est bloqué et que le droit international humanitaire est remplacé par la puissance de coalitions internationales, privatisées pour certaines. Nous sommes ou tentons d’être pragmatique : tant que les Algériens et en particulier ceux qui sont travaillés par le système français qui s’expriment sur tous les sujets étrangers mais craignent de le faire sur nos problématiques internes comme la dotation de l’Algérie d’un hymne national bilingue, le chemin vers la solidarité et la fraternité en Algérie et dans toute l’Afrique sera encore pavé de misère et de mort.

Certains humanistes révolutionnaires africains étaient des utopistes et idéalistes. Notre travail sur l’un d’eux avec des sources strictement anglo-saxonnes nous a édifié sur les sacrifices qu’exigent la dignité et la liberté. Par les temps durs que traversent l’Algérie et ses voisins, des hommes et des femmes veulent certainement faire ce qu’il y a de noble : une demande de pardon à la patrie ou un acte de rédemptionen sa faveur ; leurs hésitations sont préjudiciables pour l’humanité entière.

Nous sommeslucide que notre présente initiative est porteuse de dangers pour notre personne. Chaque âme retournera auprès de Dieu accompagné de son Ange, le nôtre, jamais ilne pleurera.

Monsieur Emmanuel Macron, président de la France,

Nous agirons auprès d’autres Chefs d’États et personnalités favorables à la paix dans le monde. Nous adresserons cette présente à des diffuseurs d’information et nous vous prions de croire en nos respectueuses salutations.

Cherif AISSAT.