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L’islamologue Said DJABELKHIR à Béjaia : Benbadis a plaidé pour l’islamisation de l’école dans le cadre de l’Etat français

L’islamologue Said DJABELKHIR à été l’hôte du café littéraire de Béjaïa ce samedi 09 Décembre pour animer une conférence sur le thème « l’école algérienne entre intégrisme et modernité ».
Said DJABELKHIR est diplômé en sciences islamiques, journaliste, islamologue et chercheur en soufisme. Il est aussi connu par son militantisme au virtuel et au réel contre les fatwas wahhabites allant jusqu’à défier les intégristes. L’orateur dans sa brève communication a présenté l’histoire de l’école algérienne de l’indépendance à nos jours tout en mettant en évidence la relation de l’école, le programme, les méthodes d’enseignement et la religion. Il explique l’apport de chaque système à l’école, le changement causé y compris les tendances de l’esprit formé dans chaque période et l’islamisation implicite des mentalités qu’inculquent de plus en plus les méthodes d’enseignement imposées par le pouvoir. Selon le conférencier, l’origine de fanatisme dans l’école algérienne remonte au mouvement national et de l’école réformiste des années 20, chapeautée par l’association des oulémas, fondée par BENBADIS Abdelhamid, qui ont ouvertement plaidé pour un islam dans le cadre de l’état français. Il a notamment lancé des pistes de réflexion sur la montée de l’intégrisme et ses tendances, la montée aussi des idées exclusionnistes, ainsi il juge qu’on ne doit pas rester les bras croisés devant une telle situation qui menace directement les libertés démocratiques. De ce fait il juge nécessaire de donner plus d’importance à l’école qui a un rôle majeur car c’est de cette école que tout devrait démarrer, la citoyenneté, la liberté de conscience, la démocratie, l’esprit critique, le respect de l’autre et de la différence. Il a notamment signalé qu’une mise à jour, une actualisation de la lecture du livre sacré et de la “sounna” est impératif d’où les interprétations doivent être adatées à notre époque avec ses lacunes, sa modernité et son développement. A la fin de la séance, le débat était ouvert, où le public a pris le plaisir de s’exprimer sur ce sujet qui apparemment occupe les esprits puisqu’il concerne tout un chacun qui espère que la mentalité, le niveau de réflexion et les visions des choses et des phénomènes ainsi que la valorisation de notre école notamment changent un jour ou l’autre dans une société qui se déchire entre l’intégrisme qui ronge les libertés et la modernité tant recherchée.

 

Wahiba Arbouche Messaci/BéjaiaNews