26 août 2020

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L’OLIGARCHIE DE CEVITAL ACTIONNE SON « LOBBY POPULAIRE » LOCAL

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Droit syndical : Après avoir été désavouée, pour la énième fois par la justice,L’OLIGARCHIE DE CEVITAL ACTIONNE SON « LOBBY POPULAIRE »

L’Oligarchie du groupe Cévital ne sait plus à quel saint se vouer. Par le biais de son lobby populaire local, dénommé abusivement « comité de soutien aux travailleurs de Cévital », elle cherche une sortie honorable après avoir été désavouée, une énième fois, par la justice et par l’opinion publique. Mais contre vent et marée elle ne lâche rien sur le fond.

Le porte-parole de ce comité vient, en effet, d’appeler le patron du Cevital à « intervenir en urgence pour mettre fin à cette « bévue managériale », en réintégrant 196 travailleurs de Numilog licenciés » tout en l’encourageant à continuer à fouler aux pied la constitution, les lois de la république et les récentes décisions de justice en faveur des travailleurs. Il a tenu, en effet, à « marquer son opposition à l’installation des structures syndicales affiliées à l’UGTA dans les filiales de Cevital ».

Rien que ça ! A croire que Cévital est devenue une république dans la république !

Faut il rappeler que le refus par la direction de Numilog de reconnaitre la section UGTA élue par les travailleurs en conformité avec la loi, constitue le nœud gordien du conflit qui perdure depuis plus de deux mois et qui a pris de graves proportions ?

Faut il rappeler que ce fameux « comité de soutien » avait indirectement , en date du 07 juillet 2020, soutenu la décision de licenciement de 03 syndicalistes que venait de prendre la direction de Numilog en appelant non pas à l’annulation du licenciement qu’il qualifie aujourd’hui de « bévue managériale » mais à … »la dissolution de l’UGTA » (sic).

Mon appréciation personnelle sur la ligne suivie par l’UGTA depuis ces 20 dernières années est connue. Mais aujourd’hui nous ne sommes pas dans ce débat qui ne regarde que les travailleurs qui sont les premiers et les derniers à décider à quel syndicat adhérer en fonction de ce que leur offrent la loi sur le droit syndical et de sa nécessaire évolution.

Aujourd’hui nous sommes devant un déni de droit dont s’est rendu responsable la direction de Numilog qui a été désavouée par la justice et par l’opinion publique. Les 196 travailleurs, les trois syndicalistes doivent être réintégrés sans condition comme doit être reconnue, sans conditions, leur section syndicale.

La seule condition légale de ne pas reconnaitre la section syndicale UGTA de Numilog est que cette dernière ne justifie pas de l’adhésion de 20 % du nombre total des travailleurs de l’entreprise.

Telle est la loi qui doit primer et rester au dessus de tous.

Nouredine Bouderba

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