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L’UGTA : Les secrétaires généraux suspendus sont priés de choisir entre le repentir ou l’exclusion !

« Vous devez vous repentir et demander pardon ou c’est l’exclusion ! » , c’est le choix sans-gêne offert par l’UGTA aux quatre secrétaires généraux des unions de wilaya (Tizi-Ouzou ,Bejaïa, Tlemcen, Saïda) suspendus avec sursis, par le secrétariat de la Centrale syndicale en raison de leurs revendications relatives au départ de Sidi-Saïd et de son secrétariat ainsi qu’ à la tenue d’un congrès extraordinaire pour réhabiliter la Centrale et la rendre aux travailleurs.

 C’est ce que nous apprend, Aziz Hamlaoui, secrétaire général de l’union de wilaya de Bejaïa, concerné par ladite suspension. Les quatre frondeurs ont jusqu’au 27 avril prochain, date de la tenue de la réunion de la commission nationale de préparation du 13e congrès pour se décider et opter pour l’un des choix auxquels ils sont soumis. « Je ne suis pas un terroriste pour me repentir. Je suis un syndicaliste dont les positions sont en harmonie avec la base syndicale. Et je ne badine pas avec mes principes » déclare, dans ce cadre, notre interlocuteur.

Cette façon de faire à la hussarde, est considérée, par de nombreuses sections locales et responsables syndicaux, comme une énième provocation, prouvant, si besoin est, l’autoritarisme de Sidi-Saïd et de son secrétariat qui s’en foutent comme de l’an quarante, de l’expression libre et des revendications de la base pour un changement. Alors que son nom est scandé et cité dans toutes les marches, « Sidi-Saïd dégage ! » peut-on entendre dans les manifestations ou lire sur des pancartes brandis par les manifestants, le patron de l’UGTA, s’accrochant au règlement intérieur ainsi qu’au statut particulier de la Centrale syndicale, ne veut apparemment pas céder à la pression de la rue, mais veut , au contraire faire dégager, en invoquant les textes, tous ceux qui le contestent.

Dans ce sens justement, outre la décision d’avancer la date du 13e congrès, et l’affirmation de Sidi-Saïd de ne pas postuler pour un autre mandat à la tete de l’UGTA, il a été décidé, lors de la réunion tenue à huis clos, jeudi passé, à Oran, par le comité exécutif de la Centrale, de mettre à exécution, notamment, les articles relatifs au volet sanctions. Une manière de dire que la machine à sévir va se mettre en branle pour faire taire toute voix discordante. Mais au vu de la contestation et de la colère des travailleurs décidés à tout prix à déboulonner Sidi-Saïd et à mettre fin à l’inféodation de leur syndicat au pouvoir, il est peu probable, en ces moments de tension, que l’UGTA mette à exécution ses résolutions, encore moins ses menaces.

M.B/BéjaiaNews