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Marche de solidarité des étudiants de Béjaïa  avec leurs camarades d’Alger

Malgré la tentation du tout répressif comme option privilégiée par les tenants du pouvoir. Les étudiants maintiennent la mobilisation à Alger comme ailleurs. L’université de Béjaïa n’est pas en reste.

Les manifestations des étudiants désormais coutumière chaque Mardi n’affaiblit en rien. Aujourd’hui encore les étudiants des deux campus de l’université de Béjaïa ont marché par milliers pour réitérer leur engagement à faire dégager  le système en place à  la racine .

S’inscrivant en phase avec la dynamique populaire en cours, des mots d’ordre antisystème ont été entonnés par des étudiants qui gardent intacte leur mobilisation.
Des mots d’ordre de solidarité avec leurs camarades étudiants d’Alger ont été fortement déployés.

Ces derniers qui, rappelons le, ont subi une répression cinglante de la part des forces de police. Faisant usage de bombes lacrymogène, des canons à eau et de balles en caoutchouc, les services de sécurité ont ainsi mis fin à toute illusion d’un khawa-khawisme abstrait des protestataires avec la police, du moins avec leurs instances hiérarchiques.

Fait nouveau, presque concomitamment, le discours d’Ahmed Gaid Saleh, homme fort du moment, désapprouve le recours aux solutions musclées par les forces de police qui, assure t’il dorénavant, l’armée va assurer la sécurité des manifestants. Un appel d’offre présenté sous une enveloppe conciliante d’une main tendue qui peut s’avérer en réalité à haut risque pour le mouvement populaire en cours.

Parallèlement, l’annonce de la démission du président du conseil constitutionnel a presque passé inaperçu par l’actualité de la marche des étudiants.

Cette énième victoire de la dynamique en cours a ainsi dégommé l’un des « 3B », en attendant d’évincer tout le personnel politique symbolisant l’ancien régime.

D’un autre coté, l’appel à l’auto-organisation des étudiants autour de comités représentatifs en élisant démocratiquement des représentants révocables a été mis en avant.

L’appel à l’élection d’une assemblée constituante souveraine fait écho chez la plus part des étudiants. Une assemblée à même de traduire politiquement leurs revendications et de couper cours à ceux qui par opportunisme tentent de monter sur le train en marche d’un peuple qui aspire à l’édification d’un Etat social et démocratique.

Adlène Belhmer/ BéjaiaNews