29 juin 2020

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Mohamed Boudiaf, Si Tayeb El Watani: Un espoir assassiné

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Héroïsme et sacrifice…deux mots, intimement liés, se rassemblent chez l’un des plus braves hommes que l’Algérie a enfanté , l’un de nos martyrs de post- révolution, l’un de ses hommes qui ont sacrifié leur jeunesse pour la libération de cette terre, l’un  de ceux qui ont sacrifié leur avenir pour que nous respirions l’air pur  .

Mohamed Boudiaf, l’un de ces  six fameux membres, architectes de la révolution et décideurs de déclenchement de l’ illustre révolution, ces hommes qui avaient juré sous le drapeau, en fredonnant l’hymne national que l’Algérie soit algérienne!

C’était en janvier 1992, que si Tayeb El Watani, de son nom de guerre, était de retour vers sa terre natale, après un long exil qui avait  abrité tant nos héros puisque , en Algérie, les braves n’ont pas le droit d ‘ y vivre, de trôner ou même d’occuper une place d’honneur qu’ils méritent.

Il avait positivement répondu à tant d’invitations de l’Etat algérien pour rentrer , le secourir, le prendre en main , le sauver du péril dans lequel il se trouvait et y demeure toujours .

Son patriotisme, son honnêteté, son habituelle disponibilité pour son pays l’ont poussé à rentrer, puisqu’il connaissait bien le prix de ce pays et savait  l’estimer à sa juste valeur !

Pour la première fois, le peuple algérien était satisfait et baignait dans la sécurité totale, la quiétude régnait dans les cœurs paisibles, tout optimisme était permis, cependant, vain était l’espoir semé, car sa durée de vie dans son pays, n’était que de six mois seulement, à peine, notre héros avait commencé à nettoyer le pays de ses impuretés, le désinfecter de ses microbes, on avait mis fin à sa valeureuse vie!, on avait mis terme à son existence! Car on l’avait balayé de toute la vie, l’honnêteté est étouffante dans un pays où le satan est roi!

Il a été assassiné, il y a 28 ans, jour pour jour, un certain 29 juin 1992, une date qui ne pourra être effacée de la mémoire algérienne, c’était par une de ces criminelles et  meurtrières mains qu’on lui avait arraché l’âme et l’avait vidé de son sang, de quoi même la guerre l’avait épargné, mais la terre algérienne, on dirait, avait juré, que de son noble sang serait arrosée !

Repose en paix, brave homme, tu es en sécurité là où tu es et  tu ne risques plus rien entre les anges du paradis. Respire l’air naturel loin de la pollution qui avait tant menacé ton propre environnement !

Wahiba  Arbouche Messaci/BéjaiaNews

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