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Ordre des avocats à Béjaia : Boycott de toute la session criminelle dès demain

Les avocats affiliés à l’Ordre régional des avocats de Béjaïa ont décidé, après délibération, de boycotter toute la session criminelle. Et cet arrêt de travail débutera dès demain, a indiqué un communiqué du bâtonnier.

Cette grève, qui survient après avoir observé des arrêts de travail de trois jours, il y a quelques mois, sera suivie d’un sit-in devant la cour de Béjaïa en présence de l’ensemble des avocats, a-t-on souligné.

La décision du boycott de la présente session criminelle a été prise lors d’une assemblée générale des avocats, tenue le 13 octobre dernier, a rappelé le bâtonnier. L’Ordre régional des avocats exprime des revendications propres au barreau de Béjaïa, mais aussi en rapport avec le fonctionnement — où il y aurait beaucoup à dire — au niveau de la cour et des tribunaux.

On est revenu à la charge sur le retard, jugé énigmatique, dans le réaménagement des tribunaux saccagés lors des émeutes de janvier 2011. “Bientôt six ans, et on n’a toujours pas rendu opérationnels ces tribunaux”, a regretté un avocat, interrogé à ce sujet ; une situation qui se répercute négativement sur les affaires qui s’accumulent, ce qui induit nécessairement du retard. C’est le cas, pour rappel, des tribunaux de Kherrata, d’Amizour, de Sidi-Aïch et de l’annexe de Tazmalt.

Le conseil de l’Ordre compte protester “contre la dégradation de leurs (avocats) conditions de travail” et dénoncer le manque d’encadrement dans les juridictions dépendantes de la cour de Béjaïa ; on a regretté la “non-prise en considération des préoccupations soulevées par la défense”. On affirme que les avocats de Béjaïa font “quotidiennement face à des entraves dans l’exercice de leur métier”, chose qui se répercute indéniablement sur les droits de la défense.

En dernier lieu, le Conseil de l’Ordre a dénoncé l’indifférence des autorités locales quant à la doléance, formulée par l’Organisation des avocats de Béjaïa, relative à la mise à disposition d’une parcelle de terrain pour y ériger une maison de l’avocat, à l’instar de ce qui se fait à travers le territoire national. Pourquoi le barreau de Béjaïa n’en a-t-il pas droit ?

M. Ouyougoute / Liberté