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Pénétrante autoroutière de Béjaia : Les contraintes en voie d’être levées

Invité à donner un délai précis pour la livraison du projet, le chef de l’exécutif s’est contenté de cette phrase: «Dans quelques mois.»

Les contraintes techniques dues à la nature du terrain de la wilaya de Béjaïa, qui sont à l’origine du non-respect du délai de livraison de la première tranche de la pénétrante autoroutière de Béjaïa, sont en voie d’être levées; c’est ce qu’a indiqué hier le wali de Béjaïa, précisant que les bureaux d’études travaillent d’arrache-pied pour venir à bout de ces contraintes dues essentiellement à la nature du terrain accidenté de la wilaya de Béjaïa.

Invité à donner un délai précis pour la livraison du projet, le chef de l’exécutif s’est contenté de cette phrase: «Dans quelques mois», assez significative sur l’impossibilité de s’avancer dans la précision «dans quelques mois», refusant désormais de fixer une date précise au risque d’être désavoué par la suite. Une nouvelle trouvaille pour justifier le retard qui s’accumule davantage», sachant que le projet devrait être livré dans sa première tranche sur 50 km comme il a été déjà annoncé tambour battant pour la date fatidique du 20 août dernier. Béjaïa aurait-elle entre-temps changé la nature du terrain pour constituer aujourd’hui un obstacle dans l’avancement des travaux? La question mérite d’être posée. C’est seulement en 2016 qu’on découvre que le relief de Béjaïa est accidenté et qu’il renferme beaucoup de contraintes techniques qui nécessitent un supplément de temps pour les lever? Assurément pas. La vérité réside au niveau des études réalisées et de leur qualité. Et c’est toute l’approximation dans la réalisation de ce projet structurant qui transparaît au fil du temps.

Cheval de bataille de l’actuel wali, la pénétrante autoroutière de la wilaya de Béjaïa a fait et fera encore couler beaucoup d’encre. Objet de multiples réunions et de visites sur le terrain, ce projet a, à lui seul accaparé toute les énergies mais sans pour autant avancer raisonnablement. Il était tellement la priorité qu’il a fait oublier d’autres projets aussi structurants comme le centre hospitalo-universitaire ou encore la plate-forme pétrochimique, qui relèveraient de l’utopie. De contraintes en contraintes, le temps est passé au point qu’aujourd’hui encore on parle de délai sans être précis. Le dernier épisode vécu par ce projet a coûté le poste à l’ex-directeur des travaux publics de la wilaya. Initialement prévue pour le 20 août 2016 et annoncée à grand bruit et de manière régulière depuis février, la mise en service du tronçon Ahnif-Ouzellaguen de la pénétrante autoroutière n’a pas eu lieu. C’était déjà pour des «considérations techniques». Le report de la livraison n’avait pas surpris beaucoup de monde, dans la mesure où la cadence du chantier de cette pénétrante subissait les effets de nombreux contretemps. Énormément de travers indiquaient à l’époque qu’il était impossible de réceptionner le tronçon à la date indiquée. Il en a été ainsi de la grève des transporteurs sous-traitants au profit du groupement chinois, que lui-même n’avait pas perçu son dû auprès de l’Etat pour assainir sa situation financière à l’égard de ses créanciers, les contraintes liées au déplacement des réseaux, les oppositions ainsi que les grèves sanctionnant considérablement l’avancement des travaux sont autant de raisons qui indiquaient déjà que le délai était farfelu.

Arezki Slimani / L’expression