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Quel bilan pour quelle perspective pour le mouvement populaire en Algérie

Jeux de domino

Apres la démission de Bouteflika du poste de président de la république, la constitution met Bensaleh a la tête de l’état dont ce dernier a été désigné par Bouteflika comme président du Senat, l’armé populaire à sa tête GAID SALEH veille sur cette fameuse constitution qui pour lui garantira une sortie de crise, la démission de Tayeb Blaiz du conseil constitutionnel n’est qu’une énième manœuvre pour tromper l’opinion public, car le vendredi 12/04/2019, les masses populaires refusent  BENSALEH comme président par intérim, donc prochaine manœuvre en cas d’intensification de la mobilisation pour faire partir BENSALEH, la démission de ce dernier donnera constitutionnellement le pouvoir à KAMEL FENICHE en qualité du président du conseil constitutionnel presque méconnu par le peuple algérien.

Depuis le 22 février dernier, la mobilisation populaire à pris un caractère permanent, des marches imposantes tout au long de la semaine, les étudiants maintiennent la mobilisation du mardi, les travailleurs protestent le mercredi, les larges masses populaires se donnent rendez vous le vendredi autour du mot d’ordre consensuel « système dégage ». le mouvement est évidemment le résultat d’un cumul des contradictions des politiques néo libérales menées par le régime depuis des décennies, un processus de privatisation et de libéralisation accéléré  depuis l’arrivée au pouvoir de Bouteflica en 1999, bien évidemment les masses populaires ont toujours lutté dans leurs lieux de travail pour l’amélioration de leurs conditions de travail, augmentation des salaires, dans leurs communes pour une meilleure pris en charge social, contre la précarité de travail, contre le chômage…etc.

Ces luttes corporatistes trouvent convergence depuis le 22 février sur un terrain politique, celui du combat pour la démocratie, pour une Algérie meilleurs, pour un changement radical du système, ce sont les mots d’ordres les plus vus et répétés dans les mobilisations du Vendredi, le rêve d’une Algérie démocratique et populaire prend sa forme la plus complexe vu les intérêts contradictoires entre les classes sociales, la bourgeoisie de son coté qui déjà négocie la transition, se précipite à  trouver une sortie de crise pour sauvegarder ses intérêts, de peur d’une auto organisation des travailleurs, les démocrates bourgeois très présents  dans les médias  s’allient  avec le générale de l’ALN « Gaid Salah » pour sauver la phase, par contre les travailleurs se battent pour chasser leurs représentants bureaucrate dans la centrale syndicale « UGTA » vu leur positions à contre courant des intérêts des travailleurs dans les différentes réunions de la tripartite « FCE, UGTA, GOUVERNEMENT », les petits commerçants et petits investisseurs continuent a être mobilisé à cause de la non rentabilité de leurs investissements et les dettes qu’ils n’arrivent pas à payer.

Quelle perspective pour les travailleurs et les masses populaires défavorisés

L’auto organisation des masses populaires est encore dans sa phase embryonnaire, des comités autonomes ont vu le jour dans certaines facultés universitaire, des collectifs associatifs et citoyens animent les placettes publiques par des débats politiques, les travailleurs s’organisent en carrés dans les marches de la semaine et répondent  massivement et avec prudence aux appels des coordinateurs locaux de l’UGTA à renverser la clique de SIDI SAID. Maintenant seule l’organisation des travailleurs dans les usines, écoles, postes, chemins de fer, entreprises… pourra garantir tactiquement une meilleure défense des acquis, pour cela, ils doivent remettre en cause dans un congrès extraordinaire les statuts de l’UGTA et se permettre d’organiser les AG a l’intérieur des lieux de travail afin de dégager démocratiquement les perspectives à  venir autour d’un programme minimal « celui des revendications économiques» et se battre sur le terrain politique autour d’un programme maximal qui se construira à  force d’être présent dans les batailles contre les prochaines mesures du ou des gouvernement qui succéderont  à  la clique de Bouteflica.

Dans l’immédiat, une démarcation à l’égard des coordinateurs locaux de l’UGTA est impérative malgré leurs engagement contre SIDI SAID, car ces derniers ont souvent trahis et réprimés les travailleurs dans les batails qu’ils mènent, à titre d’exemple, les ouvriers de Textile de Kherrata à 60 KM de la ville de Bejaia font grève chaque semaine depuis le 22 février sans pour autant rependre a l’appel aux marches organiser par les coordinateurs locaux, essentiellement par leurs représentants, vue que ces derniers ont lâché leurs camarades licencier le moi de décembre passé et ils ont contribuer avec le directeur de l’usine à geler le salaire des ouvriers avant gardiste de la grève. A SONELGAZ les travailleurs ont procédé a la création d’un syndicat autonome après avoir été lâché par leurs section syndicale local, la même chose s’est produite dans le secteur de la santé et de l’éducation dans les années passés, Ces bureaucrates locaux ont non seulement lâcher leurs collègues dans les luttent vue les privilèges que leurs offraient la direction pro patronal de l’UGTA, mais ils ont aussi contribué à la division des travailleurs en plusieurs syndicats.

Pour un Premier Mai unificateur de la classe ouvrière mondial et essentiellement des travailleurs algériens en plein mouvement radical :
Le 1er mai est la journée internationale des travailleurs, une journée qui symbolise les acquis du mouvement ouvrier au niveau international, solidarité, unité, convergence, telle sont les slogans porté par les travailleurs du monde entiers et les révolutionnaires internationalistes, pour la classe ouvrière algérienne, le contexte est plus que jamais favorable pour l’unité dans l’action afin de se garantir un meilleur avenir et dépasser le corporatisme syndicale.

Pour une convergence des luttes entre classes et couches défavorisées
Les travailleurs, chômeurs, étudiants, paysans pauvre représente la fraction défavorisé de la société algérienne, d’où la nécessité d’une convergence dans les lutte et dans les revendications afin de construire un rapport de force politique capable d’affronté la bourgeoisie et leurs relais politiques dans les batailles à venir, pour cela l’intensification de la résistance dois être accompagné d’une auto organisation sans se précipiter dans la sortie de crise, car ceux qui sont dans la panique actuellement ce ne sont pas les masses populaires, mais plutôt le régime et sa bourgeoisie compradore.

NB : Cette analyse reste schématique, d’où la nécessité de multiplier les débats politiques avec l’ensemble des organisations qui se proclament de la classe ouvrière.

HAMAMOUCHE LEMNOUAR (NONOR)