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Rachid Ferhani honoré au 3ème colloque des artistes

La troisième édition du colloque des artistes, sous le thème “l’industrie Culturelle”, a été dédié au chanteur Rachid Ferhani, l’auteur de la célèbre chanson “ « Assa thamaghra anazhou marra”, qui s’est tenu du 26 au 28 du mois en cours et abrité par la bibliothèque principale de Béjaïa.

Des conférences enrichissantes sur le thème sont présentées par des spécialistes du domaine, suivies par des rencontres, débats et des  prises de parole

Des ventes et dédicaces des CD de plusieurs artistes qui  ont été exposés dans le but de vendre  leurs CD et pouvoir les  dédicacés en même temps .  Des ateliers et expositions artistiques les tableaux de peinture de tout genre, les produits des artistes venant  de différentes régions de la wilaya ajoutant les  œuvres de sculpture de l’artiste Ourari  qui ont  également, ébloui les visiteurs , des objets traditionnels et artisanaux ont  pris un des  coins de la salle des expositions.

Des soirées artistiques ont été au programme pour l’ouverture et la clôture de l’événement, sont nombreux les chanteurs qui ont répondu à l’invitation et ont honoré la cérémonie, les uns qui ont repris les chansons de Ferhani notamment sa fameuse chanson ”thamaghra” ainsi que d’autres titres de ses belles chansons aux textes très étudiés, les autres ont opté pour l’interprétation de leurs propres chansons.

C’est dans la salle réservées aux artistes que nous avons eu la chance d’arracher quelques minutes du temps de l’invité d’honneur auquel le colloque a été dédié, en l’occurrence Mr Rachid Ferhani, qui dans sa modestie  est revenu sur ses début dans la chanson et les thèmes abordés et ses projets.

Très souriant, dans la sagesse d’un septuagénaire  , il commence  son récit par son  premier passage à l’émission des jeunes talents de Cheikh Nordine en 1967,puis il enchaîne avec sa première chanson “Assa thamaghra” son chef d’œuvre, dont il ignorait la valeur à ce temps là qui remonte à 1971, qu’après sa diffusion et sa reprise par des innombrables chanteurs quand chacun avait essayé à sa façon de lui donner un autre style qui lui est particulier , mais qui n’était  réellement, jamais vidée de l’âme que Ferhani, son créateur, lui avait insufflée.

Notre chantre poursuit sur les thèmes de société qu’il avait traités, pendant ses 47 de la chanson, de l’amour propre et sain, ce  sentiment noble  tel qu’il était  tant chanté par les anciens poètes et écrivains des siècles passés, à la trahison qui avait rongé les cœurs des sensibles esprits, à l’injustice sociale qui séparait et éloignait les âmes complices qui s’attachaient  et à d’autres thèmes qui continuent à préoccuper la société actuelle.

Dda Rachid explique que  ses productions sont en raison de dix ans d’intervalle, dont il ne compte qu’une trentaine, car ses textes sont très réfléchis, et il passait sur chaque mot maintes fois puisqu’ il n’accepte jamais de mettre n’importe quel terme sans qu’il soit trié finement sur le plan sémantique et prosodique.

Il évoque,  dans le même sillage,, ses deux enregistrements pour la chaîne 2 qui remontent à 1975 et 1976 avec l’orchestre de Cheikh Nordine.

Quant à son évaluation de la chanson kabyle d’aujourd’hui, notre invité juge qu’elle est en pleine évolution, qu’on doit aux jeunes artistes qui veillent sur sa modernisation et son émancipation, son engagement parfois et son changement progressive accompagnée de sa variation évolutive.

Pour conclure, l’enfant d’el flaye exprime sa joie intense quant au fait de lui dédier ce colloque artistique et remercie les organisateurs et tous ceux qui ont pensé à lui et à tout ce qu’il a donné pour la chanson kabyle dans ses délicates années.

Wahiba Arbouche Messaci /BéjaiaNews