Accueil / Actualités / Si Tayeb Mouri… Un héros dans l’ombre
MMMOURI

Si Tayeb Mouri… Un héros dans l’ombre

Rendre hommage à un célèbre méconnu qui avait sacrifié sa tendre jeunesse pour que l’Algérie soit libérée du joug colonial, un homme qui, Malgré sa valeur et sa place parmi les héros de la révolution, est resté dans l’ombre.

L’aspirant Si Tayeb Mouri, l’enfant des Ait waghlis, tombé au champ d’honneur aux côtés de son ami intime le colonel Amirouche et d’autres héros tels le colonel Si El Houes ainsi que le sous-lieutenant Mnd Said Aissani, un autre enfant des Ait Waghlis, le 28 mars 1959,dans le Djebel Thameur, près de Boussaada. Né en Août 1936 à Samaoun, Chemini, orphelin de mère, il avait fait l’école primaire de Thadarth Oufela, très jeune, lorsqu’il avait rejoint son père en France après une courte scolarité, il était embauché dans une imprimerie, à Paris, en tant qu’apprenti. Adopté par ses collègues pour son intelligence, son éducation et sa gentillesse, d’après le témoignage de son demi frère Mr Mouri Abdelkader. Il s’était intégré dans le parti nationaliste où il avait fait connaissance avec le colonel Amirouche. C’est en 1955 qu’il était rentré au pays dans la clandestinité car il était convoqué pour le service militaire il avait donc opté pour son engagement dans les maquis aux côtés du Lion du Djudjura, le colonel Amirouche jusqu’à ce que la faucheuse s’empare d’eux, ils s’étaient côtoyés pendant 5 ans en affrontant l’ennemi dans différents combats et ratissages, ils étaient très liés, c’était la confiance, la complicité et les mêmes principes qui les avaient réunis, selon ses proches amis du combat, dans leur témoignage lors du seul hommage qui lui a été rendu le 2 avril dernier au musée El moudjahid, à Bejaia.

Une des jeunesses immolées pour que l’indépendance soit réalisée, un homme de gloire qui s’était offert pour notre noble cause mais malheureusement, ignoré par les siens avant les autorités concernées, c’est le moment ou jamais qu’une stèle, en plein Aarch Ait Waghlis, lui soit érigée, qu’un grandiose hommage dans son village natal lui soit rendu, qu’une rue ou un édifice porte son illustre nom… Une fierté doit être étalée et exposée, mise en lumière, dépoussiérée et non être dans l’ombre.

Wahiba Arbouche Messaci/BéjaiaNews