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Sidi Aich, Kamel Daoud casse les tabous

Kamel DAOUD était l’invité des Lumières de Sidi-Aich pour une conférence-débat , dans un café littéraire Hier le 11 janvier à 15h00 à la salle des fêtes Youcef Abdjaoui.

Le thème tournait autour de son dernier roman intitulé, Le peintre dévorant la femme.

La rencontre est ouverte par la présentation de l’auteur, journaliste, chroniqueur et écrivain, poursuivi d’ un bref résumé de l’œuvre dont il était question afin de mettre le public dans le moule de l’histoire qui relate l’ensemble des impressions et de réflexions émises par l’auteur narrateur, après la nuit passée au sein de musée de peintre Picasso, à Paris.

Notre invité n’avait guère tardé à nous imprégner dans la sève de l’histoire, en écoutant le rapport fait et les toile décrites par le romancier et son insistance sur le corps humain que nous, les musulmans, avons tendance à le renier et à ne l’observer et le contempler que discrètement, il a ainsi évoquer cette mentalité que nous avons héritée de nos ancêtres, qui nous jette dans l’angoisse, engendrée par nos conceptions de tout ce qui contribue à construire notre plaisir, mais que notre religion nous l’interdit.

Ce chroniqueur enchaîne directement par aborder cette culture de musée, qu’on trouve installée chez tous les peuples développés dont l’histoire constitue leur fierté et leur grandeur, au point de réserver un endroit sacré qu’on nomme “musée” pour l’exposer et le garder pour les générations futures, que cependant n’existe nullement chez les peuples vaincus qui n’ont pas besoin de faire étalage de leur défaite.

L’auteur n’avait pas hésité à faire allusion, en évoquant la sexualité considérée sujet tabou dans notre religion, aux islamistes qui en font  sujet important, pourtant, mais qu’ils interdisent à cet intellectuel qui essaie de résoudre psychologiquement et scientifiquement ce quiproquo, ce complexe qui jette l’homme dans la frustration, dans la bêtise et dans ce qu’on appelle l’irréparable.

Notre écrivain termine son discours par appeler pour le bannissement de ces tendances et pratiques qui étouffent tant nos esprits et freinent notre évolution, il juge que le besoin “d’érotiser” le monde est impératif afin de permettre l’épanouissement de l’homme dans sa vie et dans tout ce qu’il entreprend… on dit que l’homme est esclave de ses glandes.

Wahiba Arbouche Messaci/ BéjaiaNews