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Cérémonie de recueillement en présence de la famille de feu Rachid Adjaoud à Taourirt-Ighil

Taourirt-Ighil : Une place publique baptisée du nom de Rachid Adjaoud

Dans le cadre des festivités commémoratives du 62e anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance, une place publique a été baptisée, mardi passé, à Taourirt-centre, dans la commune de Taourit-Ighil, au nom de Rachid Adjaoud, ancien officier de l’ALN décédé le 18 septembre dernier.

Organisée par l’APC, en étroite collaboration avec la coordination des comités de village et du mouvement associatif, cette cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres de la famille du défunt qui n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance envers les organisateurs et se sont montrés très sensibles envers cette baptisation, première du genre dans tout le pays, qui honore la mémoire du défunt maquisard.«Je suis très heureuse de l’accueil des citoyens de Taourirt-Ighil. Mon défunt mari les tenait en haute estime. Il venait souvent leur rendre visite, il les aimait. Je les remercie de tout mon cœur pour ce geste combien méritoire», a déclaré à El Watan la veuve du défunt. «Nous sommes touchés et extrêmement honorés par ce geste. Nos vifs remerciements à l’APC et à la population. Vous êtes les premiers à lui rendre un tel hommage, nous ne l’oublierons jamais.Nous vous offrons un olivier comme symbole d’amitié», ajoute, émue, la fille de l’ancien secrétaire du colonel Amirouche. «Ce geste nous honore et honore ses initiateurs. Nous remercions vivement les organisateurs», dit, de son côté, l’un de ses cousins. Emotion et sentiment du devoir accompli sont les deux signes qui ont caractérisé cette cérémonie en l’honneur de Rachid Adjaoud. Lever des couleurs, dépôt de gerbes de fleurs, recueillement devant trois stèles à trois endroits différents de la région (Lambert, Cheurfa et Aït Sidi Seid) et conférence autour du mouvement national sont les autres points du programme de cette commémoration axée autour de l’hommage à Rachid Adjaoud.
Mémoire vivaceLes scouts du groupe Hocine Salhi d’El-Kseur, qui ont coloré par leur présence la manifestation, ont tenu à faire savoir qu’ils se sont acquittés de la dernière volonté de Rachid Adjaoud, qui a exprimé de sonvivant son souhait d’être accompagné par les scouts à sa dernière demeure. «Vous avez écrit dans vos colonnes que Dda Rachid voulait être accompagné lors de son enterrement par les scouts du groupe Hocine Salhi, et bien, cela s’est passé selon ses dernières volontés.On l’a accompagné à sa dernière demeure et on est là aujourd’hui pour honorer sa mémoire. Les anciens scouts d’El Kseur, qui étaient de grands chefs de la Wilaya III, à l’exemple de Tahar Amirouchène et Salhi Hocine, étaient tous morts au maquis. Rachid Adjaoud les a côtoyés, les a connus, ils étaient des compagnons d’armes. Chaque fois qu’on lui rendait visite, il nous parlait d’eux. On aimait l’écouter et le questionner sur la Révolution. Dda Rachid est un moudjahid qui respectait énormément les scouts», nous a déclaré Gani Mohamed, responsable du groupe.Pour garder vivace, chez les futures générations, la mémoire des combattants de l’indépendance et les sacrifices du peuple pour le recouvrement de sa souveraineté, Ali Mohand El Hocine, l’animateur des festivités, a plaidé pour la construction d’un musée du moudjahid au niveau de la commune.A 11h30, après la tournée vers Cheurfa et Ait Sidi-Seid, l’assistance a rallié le centre culturel d’Adekar, où Tahar Kacimi a animé une conférence sur le mouvement national, où il a notamment loué le génie de Abane Ramdane et l’endurance de Krim Belkacem, qui a fait, selon lui, non pas sept ans de guerre, mais 14 ans, puisqu’il était au maquis depuis 1947.

Boualem B / El watan