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Tizi N’Berber : Large campagne de solidarité pour sauver Sarah et Farah

C’est tout le village Iouricine qui se mobilise pour collecter la somme nécessaire à l’intervention chirurgicale dont ont besoin les sœurs Sarah et Farah. Au moment où les pouvoirs publics faillent à leurs devoirs, la mobilisation citoyenne donne de l’espoir à leur détresse.

A l’est de Béjaia, relevant de la commune de Tizi N’Berber, les villageois se sont donnés l’objectif de porter une aide à deux filles des leurs. Farah, 10 ans et Sara 21 ans son ainée. Toutes deux souffrent d’une maladie nommée la scoliose dorsale, qui implique une déformation au niveau de la colonne vertébrale. Une maladie dont souffre Sara depuis des années, l’obligeant à se déplacer en fauteuil roulant et peut même entrainer une faiblesse musculaire généralisée et un déficit respiratoire, causant un risque certain sur la vie de la fille. Sa petite sœur Farah présente vraisemblablement les mêmes symptômes.

C’est pour venir en aide à ses deux filles à la fleur de l’âge, que les habitants de leur village, Iouricine en l’occurrence, se sont lancés dans une compagne de collecte de fonds afin d’assurer une intervention chirurgicale d’un montant qui avoisinerait les 4 millions de dinars, dont la modeste famille des jeunes filles ne peut couvrir. Investissant les moindres contrées de la wilaya de Bougie et reconnaissables à leurs gilets jaunes et boites à collecte, ses bénévoles sont sur la voie de redonner du sourire à ses deux jeunes filles sinon à leur sauver la vie.

Contacter par nos soins, Mamache Fouad, membre du collectif de solidarité de Louricine, nous a appris que la collecte a réussi à couvrir jusqu’à 70% de l’objectif fixé et les bénévoles ne démordent pas. Il s’étonne par la même de l’inertie des pouvoirs publics à leur égard : « les deux filles sont affiliées à la CNAS, une prise en charge devrait naturellement leur être accordée. Pourquoi alors ce désengagement ? », s’interroge à juste raison Fouad.

Le cas des filles de Tizi N’Berber pose une nouvelle fois la question de l’état de nos hôpitaux qui manquent de toutes les commodités nécessaires, d’où ces cas de collecte de fond devenus coutumiers, sans alerter outre mesure. A quand une sérieuse prise en charge de nos hôpitaux et de notre système sanitaire en général pour une véritable évolution qualitative qui tranche avec les discours sermonneurs sans lendemain ? C’est incontestablement l’une des tâches premières de l’Algérie nouvelle qui se construit.
Il nous reste qu’à souhaiter pour les deux jeunes filles un prompt rétablissement !

Adlène Belhmer/ BéjaiaNews